Espagne: Rajoy décide de soumettre au Parlement l'accord sur la Grèce

Compte tenu de l'importance des fonds engagés, le chef du gouvernement conservateur espagnol Mariano Rajoy a annoncé mercredi son souhait de soumettre au Parlement l'accord de la Grèce avec l'Union européenne.

"Même si dans notre pays cette procédure n'est pas obligatoire, mon intention est de le soumettre au Parlement (...) car les fonds qui devront être garantis par les contribuables espagnols sont très importants", a déclaré Mariano Rajoy devant le Congrès (chambre basse) des députés.

Selon une estimation livrée par Mariano Rajoy lundi la facture pour les Espagnols représentera 12% du troisième plan d'aide à Athènes d'un montant de 82 à 86 milliards d'euros.

Beaucoup de temps a été perdu

"J'ai la meilleure prédisposition pour que cette affaire se termine de la meilleure manière possible", a cependant ajouté M. Rajoy, qui dirige le Parti populaire (PP, droite) majoritaire au Parlement.

"Beaucoup de temps a été perdu", a ajouté M. Rajoy en estimant qu'il était "temps que le gouvernement grec soit sensé et fasse preuve de responsabilité" et en considérant qu'éviter "la frustration" du peuple grec sera "difficile".

Le ministre de l'Economie Luis de Guindos a par la suite précisé dans les couloirs de l'assemblée que la séance plénière consacrée à ce débat interviendrait en août, avant une réunion de l'Eurogroupe consacrée au troisième plan d'aide à la Grèce qui devrait se tenir vers la mi-août, sans livrer de date précise.

M. Rajoy a souhaité que "cette affaire se termine de la meilleure manière possible", a cependant ajouté M. Rajoy, qui dirige le Parti populaire (PP, droite) majoritaire au Parlement.

Le chef du gouvernement conservateur, réputé exigeant avec Athènes, a rappelé que l'accord était cependant conditionné à l'adoption d'un paquet de réformes.

L'opposition très critique

"Sur la Grèce ... nous avançons notre soutien à l'accord atteint, j'ai toujours défendu l'irréversibilité de l'euro, la permanence de la Grèce dans l'euro ne pouvait pour nous être remise en question", a déclaré le chef de l'opposition Pedro Sanchez, accusant cependant Mariano Rajoy d'avoir exploité la souffrance du peuple grec à des fins électorales.

Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy insiste régulièrement sur les risques présentés par les "aventures" comme celle de Syriza pour l'économie espagnole, en pleine convalescence, attaquant ainsi son allié espagnol, l'antilibéral Podemos, troisième force politique en Espagne.

M. Sanchez a aussi souhaité une aide humanitaire à la Grèce afin de compenser "la souffrance et la misère qui va affliger des milliers de grecs l'année prochaine".

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