A Athènes, comme un sentiment d'humiliation

A Athènes, comme un sentiment d'humiliation
A Athènes, comme un sentiment d'humiliation - © PHILIPPE HUGUEN - BELGAIMAGE

La balle est dans le camp européen pour décider de l'avenir de la Grèce. Tous les regards grecs sont donc tournés vers Bruxelles. Mais, à Athènes ce dimanche matin, un sentiment d'humiliation envahit les esprits.

"Il est évident qu'il y a un manque de démocratie. Nous ne traitons pas avec des partenaires mais avec des gens qui ne se soucient que du profit et qui ne sont pas intéressés par les gens", témoigne une Athénienne.

Les commerçants, les historiens, les fidèles, tous s'interrogent sur l'avenir de leur pays. Et même si l'optimisme n'est plus au rendez-vous, les Grecs gardent espoir. "Je ne suis pas optimiste mais je crois que nous trouverons une conclusion. Bien-sûr, un accord vaut mieux que pas d'accord du tout", estime ce paroissien.

Une semaine jour pour jour après le référendum où le "non" l'a emporté. Les avis sur le gouvernement Tsipras et ses prises de position diffèrent : "Que devons nous attendre? C'est un plan prémédité pour empêcher le peuple de se soulever. Que nous ayons voté oui ou non c'est la même chose", déclare un passant.

"La seule chose dont je me soucie n'est pas d'être humilié par les allemands et les autres. Je ne me soucie pas si nous retournerons au drachme. Nous supportons le premier ministre peu importe sa décision. Mais maintenant je me sens un peu mal", dit cet homme.

Les Grecs ne semblent pas vouloir aller vers un Grexit. Tous les scénarios sont encore possibles même si leur sort n'est plus entre leurs mains.

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