Liste noire de "terroristes": les USA ajoutent trois jihadistes français

Capture tirée d'une vidéo diffusée par le média islamiste al-Furqan le 16 novembre 2014 montrant le Français Maxime Hauchard.
Capture tirée d'une vidéo diffusée par le média islamiste al-Furqan le 16 novembre 2014 montrant le Français Maxime Hauchard. - © Tous droits réservés

Les États-Unis ont ajouté mardi à leur liste noire de "combattants terroristes" trois jihadistes français, dont une femme, accusés d'avoir rejoint les rangs du groupe terroriste État islamique (EI).

Parmi eux figure Maxime Hauchard, un jeune converti normand qui a été identifié fin 2014 comme l'un des bourreaux du groupe EI et qui a été filmé à visage découvert alors qu'il participait à une exécution de prisonniers syriens.

Le département d'État et le Trésor américain ont également sanctionné Emilie Konig, qui se serait rendue en 2012 en Syrie pour combattre aux côtés du groupe État islamique. Elle aurait également "ordonné à des individus d'attaquer des institutions gouvernementales françaises", indiquent les autorités américaines dans leur communiqué.

Troisième Français de la liste, Peter Cherif est le combattant le plus ancien. Arrêté une première fois en Irak en 2004 alors qu'il combattait dans les rangs d'Al-Qaïda, il s'est ensuite évadé d'une prison irakienne en mars en 2007 avant de rejoindre la Syrie, selon les communiqués des deux ministères américains.

Une diversité qui "souligne l'ampleur du défi"

Extradé par la suite en France, il y a été incarcéré pendant 18 mois avant de fuir le pays pour se rendre au Yémen alors qu'il était en attente de son procès, selon le département d'État.

Au total, les États-Unis ont ajouté mardi à leur liste noire 35 personnes et organisations accusées de soutenir le groupe État islamique, qui a pris le contrôle de pans de territoire en Irak et en Syrie. Les autres "combattants étrangers" sanctionnés viennent aussi bien de Grande-Bretagne que de Russie ou du Tadjikistan.

Cette diversité "souligne l'ampleur du défi posé par les combattants terroristes étrangers à la communauté internationale", a indiqué le département d'État dans son communiqué.

Aux termes de ces sanctions, les personnes et organisations visées voient leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés.

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