Iran: l'armée dit avoir démantelé un réseau lié à l'EI

L'Iran a démantelé un "réseau" lié à l'organisation Etat islamique (EI) près de sa frontière avec l'Irak, a affirmé dimanche le chef des Gardiens de la révolution, l'unité d'élite de l'armée iranienne, cité par l'agence officielle Isna.

Le général Mohammad Ali Jafari a déclaré que les forces de sécurité iraniennes surveillaient des tentatives de djihadistes de "créer l'insécurité" en Iran.

Surveillance des renseignements iraniens

"L'EI a des réseaux de soutien multiples: l'un d'entre eux a été identifié dans la province de Kermanshah (ouest) et ses membres ont été arrêtés", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails. Les autres réseaux "sont sous la surveillance de notre (service de) renseignement", selon lui.

L'Iran, puissance chiite au Moyen-Orient, est impliqué en Syrie et en Irak dans la lutte contre l'EI, qui considère les chiites comme des hérétiques.

Faibles risques d'attentats

Le général Jafari a cependant affirmé que les risques d'attaques d'envergure -comme celles, revendiquées par l'EI, qui ont fait 130 morts à Paris le 13 novembre-, étaient faibles dans son pays.

"Avec nos mesures de sécurité, il est improbable que l'EI puisse commettre des actions d'envergure en Iran", a-t-il dit, ajoutant: "Ils pourraient bien sûr commettre de petites actions mais pas créer l'insécurité en Iran comme ils le font dans d'autres pays".

La Russie en premier

Interrogé sur l'alliance entre l'Iran et la Russie pour défendre le régime syrien du président Bachar al-Assad, il a estimé qu'elle s'était mise en place car "la Russie a été la première puissance régionale à réaliser la menace" de l'EI.

Les Russes "ont compris ce danger plus vite que les Occidentaux", selon le général Jafari.

Mais "bien sûr, tout pays qui ressent le danger de cette menace peut rejoindre ce combat", a-t-il affirmé.

Le général Jafari s'exprimait à la veille de la visite à Téhéran du président russe Vladimir Poutine qui doit assister à un sommet des pays exportateurs de gaz au cours duquel le dossier syrien sera largement évoqué.

Avec la Russie, l'Iran est l'autre grand allié du régime du président Assad auquel il apporte une assistance militaire, notamment par l'envoi de "conseillers" et de "volontaires" sur le terrain dont une cinquantaine sont morts depuis plus d'un mois.

 

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