"Je suis la mère de Steven Sotloff, mon fils est entre vos mains"

Steven Sotloff a été menacé d'être décapité comme James Foley l'a été, dans la vidéo de l'Etat islamique
Steven Sotloff a été menacé d'être décapité comme James Foley l'a été, dans la vidéo de l'Etat islamique - © Tous droits réservés

Cela fait plus d'un an que le journaliste américain Steven Sotloff a été fait prisonnier en Syrie. Après son apparition dans une vidéo publiée par l'Etat islamique dans laquelle il est menacé d'exécution, sa mère a adressé un message poignant au "calife" du groupe de sunnites ultra-radicaux sur Youtube. S'appuyant sur des préceptes de l'Islam, elle supplie Abu Bakr al-Baghdadi de relâcher son fils qui, dit-elle, n'a aucun contrôle sur les actes du gouvernement américain.

"Je vous adresse ce message à vous, Abu Bakr al-Baghdadi al-Quraishi al-Hussaini, le calife de l'État islamique. Je suis Shirley Sotloff. Mon fils Steven est entre vos mains".

Dans son message au chef autoproclamé du monde musulman, la mère de Steven Sotloff déclare que son fils est "un journaliste qui voyage dans tout le Moyen-Orient pour raconter les souffrances de Musulmans aux prises avec les tyrans".

Elle assure aux jihadistes de l'Etat islamique que l'homme qu'ils détiennent est "un homme honorable, qui a toujours essayé d'aider les plus faibles".

Shirley Sotloff ajoute qu'elle a appris beaucoup au sujet de l'Islam depuis la capture de son fils: "J'ai appris que l'Islam disait que personne ne devait être tenu pour responsable des péchés des autres", dit-elle en assurant que Steven Sotloff n'a aucun contrôle sur les actes du gouvernement américain.

Elle demande Abu Bakr al-Baghdadi de relâcher son fils, et de "prendre l’exemple du prophète Mahomet, qui protège les gens du Livre".

Dans la vidéo qui montrait la décapitation d'un autre otage américain, James Foley, l'Etat islamique avait fait apparaître Steven Sotloff à genoux, menaçant de lui réserver le même sort si les Etats-Unis ne mettaient pas fin aux frappes contre ses positions en Irak. Un appel que l'administration Obama a jusqu'ici refusé d'entendre, tout comme elle avait refusé de verser une rançon estimée à plusieurs millions de dollars au groupe sunnite pour qu'il libère ses otages.

Les autorités américaines n'ont pas commenté le message désespéré de Shirley Sotloff. Le porte-parole de Barak Obama a seulement déclaré "respecter la douleur d'une famille", mais a aussi répété que les Etats-Unis ne verseront jamais d'argent à une organisation terroriste.

G.R.

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