Combien y a-t-il de Belges parmi les combattants étrangers auprès de l'EI?

Parmi les kamikazes tués en Irak lors d’un récent attentat-suicide à la voiture piégée, il y avait un Belge, surnommé Abu Anwar al-Belgiki, selon plusieurs sites pro-État Islamique. C’est l'occasion de faire un point sur la présence des combattants étrangers dans cette zone de conflit.

Selon les services de renseignements américains, plus de 36 500 étrangers sont partis combattre en Syrie depuis le début du conflit en 2012. Ils sont Tunisiens pour 3000 d'entre eux, un peu moins (2500) sont issus d'Arabie Saoudite, 1500 arrivent de Russie, du Maroc ou de Jordanie.

266 Belges sur le terrain

L'Europe n'est pas en reste, elle fournit un cinquième du contingent : 600 sont Anglais et 600 autres sont Allemands. Il y aurait le double de Français (1200), avec une augmentation des départs de plus de 10 % sur les 6 derniers mois.

Et puis qu'en est-il des Belges ? Selon les derniers chiffres fournis par l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM), 457 Belges sont partis combattre ou ont tenté de le faire. Parmi eux, il y a 328 hommes, 86 femmes et 43 mineurs. 266 de ces personnes sont présumées être encore sur place, 4 seraient "en route", et 73 auraient tenté d'y aller.

Enfin, il y a ceux qui sont revenus, ceux que l'on appelle les "returnees" : ils sont plus d'une centaine. L'OCAM dénombre encore 157 sympathisants.

Quant au nombre de morts, on en compte à ce jour environ une centaine. Avec cette nuance : certains simulent leur mort pour tromper les services de renseignement. Ce fut le cas d'Abdelhamid Abaaoud l'un des protagonistes des attaques du 13 novembre.

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