Crise au Burundi: reprise du dialogue de sortie de crise, sans l'opposition

Crise au Burundi: reprise du dialogue de sortie de crise, sans l'opposition
Crise au Burundi: reprise du dialogue de sortie de crise, sans l'opposition - © PHIL MOORE - AFP

Le dialogue de sortie de crise au Burundi, pays en proie à une grave crise politique depuis plus d'un an, a repris samedi à Arusha, dans le nord de la Tanzanie, mais sans la participation de la principale coalition d'opposition, a constaté un journaliste de l'AFP.

Organisé par l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, nommé médiateur par la Communauté des Etats d'Afrique de l'Est, ce dialogue réunit en l'état des diplomates, des représentants du gouvernement, du parti au pouvoir ainsi que des représentants de la société civile venant du Burundi.

C'est un problème qui doit être résolu par les Burundais eux-mêmes

La coalition d'opposition, baptisée Cnared et représentant la majeure partie de l'opposition, n'a pas été invitée en tant que telle, selon ses dirigeants en exil qui n'ont donc pas fait le déplacement à Arusha. Le Cnared est une plate-forme qui regroupe tous les leaders de l'opposition à l'exception d'Agathon Rwasa des Forces nationales de libération (FNL), qui est présent à Arusha.

Selon plusieurs participants, M. Mkapa a expliqué que cette première série de rencontres, qui va durer cinq jours, devait lui permettre de "comprendre le noeud de la crise" et de mettre sur pied le calendrier des prochains rendez-vous et les points à discuter.

"Nous sommes conscients que c'est un problème qui doit être résolu par les Burundais eux-mêmes", a déclaré M. Mkapa à l'ouverture de la rencontre.

"Mon plan est donc de donner de l'espace à toutes les parties pour qu'elles présentent leur avis sur l'avenir du Burundi", a-t-il ajouté.

Il était impératif d'organiser cette relance

Le médiateur a prévu de rencontrer à huis clos chaque partie, en commençant samedi par le gouvernement, représenté notamment par le ministre des Relations extérieures, Alain-Aimé Nyamitwe.

"Je suis vraiment préoccupé par la situation précaire qui a cours au Burundi, surtout en ce qui concerne les assassinats et les autres violences. C'est pourquoi j'ai pensé qu'il était impératif d'organiser cette relance", a encore déclaré l'ancien président tanzanien.

Malgré les pressions et sanctions de la communauté internationale, le pouvoir burundais refuse de s'asseoir à la même table que la coalition d'opposition, qu'il accuse d'être liée à une tentative de coup d'Etat en mai 2015 et aux violences actuelles.

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