Il y a 75 ans, la bataille des Ardennes, un des épisodes les plus sanglants de la Seconde Guerre mondiale

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Des véhicules blindés utilisés lors de la bataille des Ardennes © Archive non datée de Belga

Cet hiver se déroulent les commémorations du 75e anniversaire de la bataille des Ardennes. Il s’agit d’un des épisodes les plus sanglants de la Seconde Guerre mondiale, qui fera plus de 200.000 morts, blessés et disparus. Mais cette bataille annoncera aussi la fin du IIIe Reich.

Bruxelles et Anvers ont été libérées les 3 et 4 septembre 1944 ; à ce moment, beaucoup de Belges croient que la guerre est terminée. Début décembre, la ligne de front suit très approximativement le tracé actuel de la frontière allemande.

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La ligne de front (en jaune) telle qu’elle se présente le 15 décembre 1944. Les Alliés sont à l’ouest et les Allemands à l’est © Graphisme : Julie Coremans (RTBF)

La (contre-) offensive du maréchal von Rundstedt

Mais Adolf Hitler décide de lancer une contre-offensive, afin de reprendre le port d’Anvers, une infrastructure stratégique par laquelle passent le ravitaillement et les renforts des armées britannique et américaine. Le 16 décembre 1944, dès l’aube, l’artillerie allemande lance une pluie d’obus. Les blindés allemands suivent rapidement, ainsi que les troupes au sol. Et c’est le maréchal Gerd von Rundstedt qui est au commandement.

Pour les Américains, la surprise est totale. De plus, les Allemands sont supérieurs en nombre, environ 250.000 hommes contre 80.000 pour les alliés. En revanche c’est l’aviation alliée qui maîtrise le ciel. En ce mois de décembre, le temps est exécrable : le brouillard, la neige, le verglas et le froid empêchent les avions alliés d’agir. Le général américain David Eisenhower appelle en renfort tous les blindés disponibles.

La prise de Bastogne

Les Allemands progressent vers Bastogne et encerclent la ville, qui est alors tenue par les Américains. Le 22 décembre 1944, les troupes allemandes et la neige empêchent les accès à Bastogne. Au cours du siège, les Allemands proposent aux Américains de se rendre. Pour signifier son refus, le général américain Anthony McAuliffe répond par un simple message : "À l’intention du commandant allemand : Nuts ! Le commandant américain".

A partir du 23 décembre, le temps s’améliore, ce qui permet pendant 5 jours aux avions alliés de ravitailler Bastogne. Cette ville est située à un endroit stratégique. Le fait que les soldats du général américain Patton parviennent, le 26 décembre, à briser l’encerclement de Bastogne constitue une lourde défaite pour les Allemands, qui commencent à se replier vers le Rhin.

Entre-temps, le 24 décembre 1944, la progression vers l’ouest des colonnes allemandes est arrêtée à hauteur du village de Celles, sans parvenir à traverser la Meuse.

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La libération de Bastogne en décembre 1944 © Archive Belga (collection Gérard Gérardy

Opération Bodenplatte

Le 5 janvier 1945, les Allemands déclenchent encore l’opération Bodenplatte, ultime contre-offensive. Des raids sont lancés sur 27 bases aériennes alliées situées en Belgique et dans le sud des Pays-Bas. Les pertes sont considérables du côté des alliés. Cependant, les Allemands ne pourront jamais combler leurs pertes humaines et matérielles. Le 20 janvier, les troupes de la Wehrmacht se retrouvent à leur point de départ initial. C’est la fin de la bataille des Ardennes.

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