Procès "gilets jaunes" à Bruxelles: 15 mois de prison avec sursis pour le premier prononcé, des peines de travail pour les autres

15 mois de prison avec sursis pour violence lors d'une manifestation des "gilets jaunes"
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15 mois de prison avec sursis pour violence lors d'une manifestation des "gilets jaunes" - © Belga

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné, vendredi matin, deux hommes pour des faits de violence à l'égard de la police lors de la manifestation des "gilets jaunes" du 30 novembre dernier à Bruxelles.

15 mois de prison avec sursis complet et des peines de travail

Le premier prévenu, E.F., est un homme de 37 ans qui était jugé pour des faits de violence commis lors de la manifestation des "gilets jaunes", le 30 novembre dernier dans la capitale. Le tribunal a établi qu'il avait effectivement lancé un pavé vers les policiers et blessé l'un d'eux lorsqu'il a été interpellé. Lors de l'instruction d'audience, le prévenu avait reconnu avoir jeté un projectile mais avait nié avoir eu l'intention de blesser. Le tribunal l'a condamné à 15 mois de prison avec sursis complet mais aussi à peine d'amende de 800 euros avec sursis pour la moitié.

On a tenu compte du contexte général

Un jugement "juste" selon l'avocat du prévenu, maître Lurquin ce matin : "Je crois que c'est un prononcé qui a tenu compte de ce qu'il s'est passé. C'est clair que monsieur est un père de famille, tout seul il n'aurait évidemment pas commis ces actes d'énerverments et de débordement. On a tenu compte du contexte général tout en disant que les actes de violences et de débordements devaient être sanctionnés". L'avocat Maître Lurquin a également précisé qu'il ne "croit pas" que son client irait en appel. 

Le deuxième prévenu, S.B., un homme de 44 ans, a été condamné à une peine de 100 heures de travaux d'intérêt général par le tribunal correctionnel. L'homme était jugé pour avoir lancé des pierres et autres projectiles en direction de la police. Des faits qu'il avait admis le 4 janvier dernier face au juge avant d'exprimer des regrets.

Les deux derniers prévenus ont eux écopé de 150 et 80 heures de travaux d'intérêt général pour des faits similaires

On ne peut pas venir blesser des policiers

De son côté, la zone de police Bruxelles-Nord, qui s'était portée partie civile dans plusieurs de ces jugements a salué ces deux jugements. Selon son avocat, maître Emmanuel Jacubowitz, "(...) dans les deux cas, le tribunal a très clairement réaffirmé le principe selon lequel on ne peut pas venir blesser des policiers. On peut venir manifester, on peut venir exprimer ce qu'on veut contester, c'est la liberté et c'est fondamental, mais (...) les policiers n'ont pas vocation à recevoir des projectiles"

Ces premiers jugements dans le cadre des violences durant les manifestations de "gilets jaunes" à Bruxelles et la procédure accélérée utilisée par le tribunal correctionnel montre que le tribunal veut faire un exemple de ces premiers cas, alors que d'autres prévenus devraient comparaître prochainement. 

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