Coronavirus : le vaccin pour le Covid-19 est-il dangereux ? Quels sont les arguments des anti-vaccins ?

Après les annonces des sociétés pharmaceutiques comme Pfizer et Moderna, la perspective de l’arrivée d’un vaccin pour lutter contre la pandémie de coronavirus se rapproche. Mais pour que le vaccin puisse être une véritable arme contre le Covid, les experts estiment qu’il faut vacciner largement la population. Alors que des groupes anti-vaccins sont actifs depuis plusieurs années, l’arrivée de ces nouveaux produits, développés et validés dans des temps records, inquiète des citoyens qui n’ont pas confiance. Quels sont les arguments de ces anti-vaccins et de ceux qui affirment déjà qu’ils refusent de se faire vacciner contre le Covid-19 ? Y a-t-il une base scientifique ou des arguments rationnels pour expliquer les réticences (ou le rejet total) exprimés notamment sur les réseaux sociaux ?

Des vaccins pour lutter contre le coronavirus seront disponibles dans les prochaines semaines, une perspective qui réjouit de nombreux experts et dirigeants. Cet "outil", la vaccination de la population à large échelle, suscite beaucoup d’espoirs afin d’aider les Etats à retourner progressivement à une situation "normalisée". Une situation où le Covid perdrait du terrain et l’épidémie serait davantage sous contrôle.

Mais il ne faudrait pas crier "victoire" trop vite. Tout d’abord parce que des experts estiment qu’une vaccination massive ne suffira pas à vaincre le virus. Et notamment l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) estime "qu’un vaccin ne suffira pas à lui tout seul à vaincre la pandémie de Covid-19". Il faudra aussi que les Etats puissent convaincre une partie importante de leurs populations de se faire injecter des produits développés très rapidement.


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En Belgique, une fois que le vaccin sera autorisé et commercialisé, l’objectif des autorités est de vacciner gratuitement et sur base volontaire au moins 8 millions de personnes, soit 70% de la population. Une ambition jugée nécessaire par le gouvernement pour bâtir une immunité de groupe suffisante qui permettrait de reprendre, en partie, le contrôle du virus.

Cependant, une partie de la population est inquiète de l’arrivée d’un vaccin développé aussi rapidement et fait clairement savoir, notamment sur les réseaux sociaux, qu’elle ne participera pas aux campagnes de vaccination. Petit tour d’horizon de certaines des théories et des principales réticences exprimées avec des réponses de scientifiques et d’experts à certaines de ces interrogations (vous pouvez cliquer sur la question pour parvenir directement au paragraphe souhaité) :

"Le vaccin contre le Covid-19 a été développé trop vite, nous n’avons pas de garantie qu’il soit sans danger"

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C’est un argument de poids pour les opposants à la vaccination contre le nouveau virus : "le processus actuellement en cours est trop rapide et cela représente un danger".

Le vaccin contre le nouveau coronavirus pourrait être distribué après à peine un peu plus d’une année de l’apparition du Covid-19. Alors que l’élaboration d’un vaccin s’échelonne habituellement sur une période 10 à 15 ans, ces nouveaux vaccins arriveraient à peu près plus d’un an seulement après l’identification du SARS-CoV-2 (nom scientifique du Covid-19). Le vaccin développé le plus rapidement jusqu’à ce jour est le vaccin contre Ebola, qui a exigé cinq ans d’efforts.

Un délai déjà raccourci pour la production classique, mais voilà que de 10 à 15 ans, puis cinq ans, on passe maintenant à environ un an. Quelles sont les garanties que dans un délai aussi court, les précautions sanitaires nécessaires à l’injection d’un vaccin à une grande partie de la population soient respectées ?

  • Des délais accélérés pour la production et la validation

Ce n’est pas un secret, l’enjeu financier de la mise sur le marché d’un vaccin contre le Covid-19 est majeur pour les entreprises pharmaceutiques engagées dans la course. Le coronavirus ayant des répercussions majeures sur la société et l’économie mondiale, les candidats au développement d’un tel vaccin sont nombreux, 47 projets sont d’ailleurs actuellement recensés par l’OMS.

Cette course contre la montre et le nombre de candidats ont activé le mouvement et les grands laboratoires ont mis en œuvre de gros moyens pour accélérer l’ensemble des procédures. L’expérience et la technologie permettent aujourd’hui d’avoir un processus bien plus rapide qu’auparavant.

Par ailleurs, les processus de développement du vaccin, des tests et de la production par les laboratoires se font en parallèle les uns des autres afin de réduire les délais.

Certaines étapes qui concernent la validation par les autorités sanitaires ont également été accélérées pour permettre une mise sur le marché européen plus rapide qu’en temps normal. "A partir du moment où le processus est fourni à l’agence européenne du médicament, elle s’engage à examiner ces données en priorité", explique Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19.

  • Des mesures pour assurer la sécurité

Le développement d’un vaccin se fait selon des phases et des procédures claires. Les sociétés Moderna et Pfizer, en sont à la phase III, la dernière étape avant fabrication sous licence du vaccin. Dans cette phase 3, il s’agit d’étudier l’efficacité et de repérer d’éventuels effets secondaires sur quelques dizaines de milliers de participants, comprenant un panel plus varié que lors des phases précédentes de 1000 à 10.000 personnes.

Ce n’est qu’après ce passage par des tests sur un grand échantillon de population que Pfizer a annoncé que son vaccin était efficace à 90%, alors que Moderna annonce encore mieux avec une efficacité de 94,5% suite à la troisième phase de développement.


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Les données issues de cette phase 3 vont maintenant être communiquées aux autorités compétentes en vue d’obtenir une éventuelle validation des autorités sanitaires. Ces producteurs de vaccins sont donc tenus de démontrer l’efficacité de leur produit et leur absence de toxicité aux doses envisagées pour générer une bonne protection.

Dans l’Union européenne, c’est l’Agence européenne des Médicaments qui est en charge de donner son feu vert ou non à la mise sur le marché d’un vaccin. L’EMA a d’ailleurs mis en place une procédure accélérée qui évalue les données dès qu’elles sont disponibles, ce qui permet donc "de gagner du temps sans compromettre la qualité de notre évaluation scientifique". Le vice-président de l’agence, Noël Wathion, assure que cette procédure plus rapide "ne change rien en ce qui concerne les standards qu’on utilise pour démontrer la qualité, l’innocuité et l’efficacité d’un vaccin".

  • Deux procédures distinctes pour éviter le lobbying de l’industrie pharmaceutique

Noël Wathion précise qu’il y a par ailleurs deux procédures séparées du côté de l’Union européenne pour se fournir en vaccins, la procédure commerciale menée par la Commission européenne d’un côté et la procédure scientifique de l’autre, menée par l’Agence européenne du Médicament.

"Il n’y a aucune interaction entre les deux", explique le président du comité directeur du Covid-19 au sein de l’EMA. Un contrat commercial signé par la Commission ne veut donc pas nécessairement dire que l’Agence donnera son autorisation. "On est complètement indépendants", ajoute Noël Wathion.

Si les négociations commerciales sont pilotées par la Commission européenne, qui a déjà conclu trois contrats avec AstraZeneca, Sanofi et Johnson & Johnson pour une précommande de 800 millions de doses, et plus récemment avec CureVac, les Etats membres seront également libres de passer commande pour l’un ou l’autre vaccin validé par l’EMA.

Malgré ce cadre, il est néanmoins clair qu’il y aura très peu de recul sur ces nouveaux vaccins, développés et commercialisés en un temps record. Des questions se posent encore, notamment sur l’efficacité de ces nouveaux vaccins sur le long terme, comme l’indiquent nos confrères du Monde.

"Il y a un risque de surveillance de masse, le vaccin va servir "Big Brother""

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Un autre argument répandu parmi ceux qui se montrent hostiles au vaccin contre le Covid-19, c’est le risque que celui-ci serve à une surveillance des citoyens plus importante. Parmi les théories avancées, le vaccin permettrait à certains grands groupes d’intérêts de récolter des données en masse sur la population.

Diverses versions de ces théories fleurissent sur la toile et les réseaux sociaux. Certaines d’entre elles estiment que le vaccin permettra de contrôler davantage les individus, voire de décimer la population mondiale via des puces sous-cutanées introduites à l’aide du vaccin.

Cette théorie s’appuie notamment sur le fait que certains des vaccins développés contre le coronavirus utilisent des capsules de nanoparticules de lipides pour guider les brins d'"ARN messager" qui permet au corps humain de produire l’antigène spécifique du coronavirus (voir ci-dessous "Le vaccin contre le coronavirus va modifier mon ADN").

D’après différentes versions, le développement du réseau 5G, serait également développé pour permettre d’avoir un contrôle sur ces puces. Bill Gates, le patron de Microsoft, est cité dans une quantité importante de ces théories. Pour ces dernières, le milliardaire aurait d’ailleurs comme projet de contrôler le monde et ces 7.7 milliards d’êtres humains via l’implantation de dispositifs miniatures introduits sous la peau.

Ces théories reposent notamment sur le fait que Bill Gates a déclaré en mars dernier : "A terme, nous aurons des certificats numériques pour savoir qui s’est remis de la maladie ou qui a été testé récemment ou, quand nous aurons un vaccin, qui l’a reçu.Des propos rapidement déformés par les anti-vaccins et mis en relief à travers le prisme des travaux de recherche de tatouages quantiques menés par la Fondation Bill et Melinda Gates.


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Certains vont plus loin. A la fin du mois de février 2020, un message en roumain affirme que le coronavirus n’est en fait qu’un prétexte pour distribuer un vaccin mortel qui sera activé par des radiations de la 5G et entraînera un dépeuplement massif de la Terre sur l’ordre de George Soros et Bill Gates notamment.

Comme l’indiquent le grand nombre d’articles de fact checking produits par des médias sérieux, les nombreuses théories développées autour de Bill Gates, la surveillance de masse via le vaccin et le développement de la 5G ne reposent sur aucune base.


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De plus, si la théorie suggère que des puces seront implantées via le nouveau vaccin, il faudrait alors que le complot soit d’une importance telle que toutes les sociétés qui mettront un vaccin sur le marché soient parties prenantes, et ce, y compris les sociétés chinoises et russes qui développent de leur côté, leurs propres vaccins.

"Le vaccin contre le coronavirus va modifier mon ADN"

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Des affirmations largement partagées sur les médias sociaux renvoient à des publications alléguant qu’un futur vaccin contre Covid-19 "modifierait génétiquement" les humains et les vaccins Covid-19 sont donc conçus pour nous transformer en organismes génétiquement modifiés.

Ces accusations se basent sur le fait que de nouvelles techniques sont utilisées par certaines sociétés comme CureVac, Moderna ou Pfizer pour développer de nouveaux vaccins, des vaccins à base d’ARN messager.

Les vaccins à base d’ARNm ne contiennent pas d’agents pathogènes modifiés. L’idée ici est d’injecter des brins d’ARNm qui portent une "recette" de protéine virale, cette "formule" est ensuite exprimée temporairement par nos cellules elles-mêmes. Au lieu de fabriquer le virus ou la protéine virale en laboratoire pour ensuite l’injecter, et induire une réaction immunitaire, l’ARNm permet de faire faire le travail directement aux cellules humaines.

Comme l’indique l’agence de presse Reuters, la plupart des affirmations évoquant un impact sur l’ADN de l’homme font référence à une version d’une vidéo YouTube, désormais supprimée et largement diffusée, du Dr Andrew Kaufman, un "consultant en soins naturels".

Dans la vidéo, le Dr Kaufman évoque la façon dont un futur vaccin contre le coronavirus fournirait un "récipient" pour "injecter des gènes" aux humains, d’abord par une procédure connue sous le nom d'"électroporation", dans laquelle un courant électrique "crée des petits trous dans nos cellules qui permettent à l’ADN d’aller dans nos propres cellules" et ensuite par l’insertion de "protéines étrangères qui sont censées générer l’immunité". Kaufman conclut que le vaccin, tout comme les résultats de la biotechnologie en agriculture, fera des humains des "organismes génétiquement modifiés".

Reuters a interviewé Mark Lynas, un chercheur invité du groupe "Alliance for Science de l’université Cornell". Celui-ci a déclaré qu’aucun vaccin ne peut modifier génétiquement l’ADN humain. "Ce n’est qu’un mythe, souvent répandu intentionnellement par les militants anti-vaccination pour générer délibérément confusion et méfiance", a déclaré Lynas à Reuters. "La modification génétique impliquerait l’insertion délibérée d’ADN étranger dans le noyau d’une cellule humaine, et les vaccins ne le font tout simplement pas".

"L'aluminium présent dans les vaccins comme "adjuvant" est dangereux pour la santé"

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Et puis, hors du contexte du Covid-19, il y a les arguments plus classiques portés par les groupes anti-vaccins. Parmi les éléments avancés par ces derniers, il y a régulièrement cette question des adjuvants et de l’aluminium présent dans certains vaccins qui serait dangereux pour la santé.

Pour certains types de vaccins, selon la technique, un adjuvant est parfois indispensable pour conférer aux particules vaccinales un pouvoir immunisant suffisamment puissant et assez étalé dans le temps. L’un des adjuvants peut être l’aluminium, c’est le plus décrié par les antivax. Ces anti-vaccins accusent notamment l’aluminium de causer des lésions musculaires, ce qui n’est pas scientifiquement prouvé.

13 études ont démontré que les adjuvants, composants de certains vaccins, n’avaient pas de conséquences sur la santé. De plus, comme le souligne le pédiatre David Tuerlinckx, "les quantités d’aluminium présentes dans les vaccins sont inférieures aux quantités d’aluminium qu’on ingère dans notre vie quotidienne".

Dans un article des Décodeurs du Monde publié en juin 2020, Laurent-Henri Vignaud, historien des sciences à l’université de Bourgogne, et coauteur du livre : "la résistance aux vaccins du XVIIIe siècle à nos jours (Vendémiaire, 2019)" notait que "dans les discours anti-vaccin, il y a souvent une étude parue qui a tenté de prouver que tel ou tel adjuvant était toxique, par exemple celle du professeur Romain Gherardi sur les sels d’aluminium. Sauf qu’elle n’a jamais pu être reproduite".

Une autre publication scientifique existe et fait un lien entre vaccination et autisme. Cette étude a été publiée par Andrew Wakefield, mais ici Laurent-Henri Vignaud indique que "la publication scientifique existe, mais a été rétractée car les données étaient erronées". Le site scientifique futura-sciences indique par ailleurs que celle-ci avait été falsifiée.

Dans le cas des potentiels vaccins contre le coronavirus, des rumeurs sur les réseaux sociaux indiquent qu’il y aurait de l’aluminium dans les adjuvants. Pour autant, "aucune des stratégies n’utilise d’adjuvant à base de sel d’aluminium", explique Bruno Pitard, chercheur à l’Inserm, spécialiste de la vaccination à nos collègues de France Info.

L’efficacité des vaccins n'est pas concluante

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Autre reproche adressée par les opposants aux vaccins : ils ne seraient pas réellement efficaces.

Pour objectiver l’efficacité d’un vaccin, les chercheurs évaluent la "réduction du risque" de développer la maladie avec une dose de vaccin par rapport à une population qui ne l’a pas reçue.

Le vaccin contre la grippe, par exemple, a une efficacité très variable (de 19 à 60%) selon les années car ce virus mute et est présent sous différentes formes. En 2016, son taux d’efficacité n’a pas dépassé 20% à 30%, en raison d’une mutation inattendue de la souche dominante, indique Futura Sciences.

Cependant, même en l’absence de mutation, il n’existe pas de vaccin protégeant à 100% contre un virus et ils ne sont donc évidemment pas infaillibles. Le vaccin actuellement jugé comme le plus efficace est celui contre la rougeole, qui est efficace à environ 97%, en deux doses.


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Le vaccin de Pfizer aurait une efficacité de 90%, le vaccin russe Spoutnik V de 92%, Moderna 94,5% selon des résultats préliminaires communiqués la semaine dernière. Si ces chiffres sont confirmés par les autorités sanitaires, ces vaccins seraient parmi les plus performants qui existent.

Un autre exemple connu pour remettre en cause l’efficacité des vaccins, c’est l’idée que les grandes épidémies ont commencé leur décrue avant l’arrivée de ces derniers, comme ce fut le cas pour la rougeole. S’il est vrai que certaines maladies avaient déjà reculé pour des raisons de mises en place de mesures d’hygiène préventive ou l’arrivée d’antibiotiques notamment pour la peste et le choléra, c’est le vaccin qui a permis de quasiment éradiquer tout un tas d’autres infections.


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Parmi les virus encore actifs en Belgique, il y a par exemple le cas de la rougeole. De moins en moins de personnes sont vaccinées, notamment dans certaines régions ce qui a entraîné une recrudescence de la rougeole sur notre territoire avec un taux de reproduction (Ro) entre 12 et 18 (ce qui signifie qu’une personne en contamine entre 12 et 18). Pour endiguer la recrudescence de ce virus, les autorités estiment qu’il faudrait que 90 à 95% de personnes soient vaccinées. Or, en Belgique, les chiffres récents indiquent que ce taux est de l’ordre de 75%.

L’efficacité de la vaccination dépend fortement donc du taux de personnes qui sont vaccinées et donc de l’adhésion de la population.

"Il y a beaucoup d'effets indésirables"

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Parmi les personnes réfractaires à la vaccination, le risque de subir des effets indésirables est également mis en avant.

En effet, comme on peut le lire dans la rubrique de "foire aux questions (FAQ)" du site vaccination-info.be soutenu notamment par l’ONE, la Cocof et la Région wallonne, "comme tous les médicaments, les vaccins peuvent provoquer des effets indésirables".

Mais le site de référence sur la vaccination en Communauté française indique aussi que "la plupart des réactions indésirables que l’on observe après l’administration d’un vaccin sont mineures et passagères".

Parmi ces effets "secondaires" les plus courants, dans le cas des vaccins injectables, "les effets indésirables les plus courants sont, pour plus d’une personne sur 10 vaccinées, une douleur, un gonflement ou une rougeur à l’endroit où la piqûre a été réalisée. On peut aussi observer une légère fièvre, avec des douleurs musculaires ou articulaires, chez moins d’une personne sur 10 vaccinées".

Le site de référence indique par ailleurs que "les effets indésirables graves sont très rares. Les réactions allergiques, par exemple, surviennent dans un cas sur un million de vaccinations".


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En ce qui concerne les nouveaux vaccins contre le Covid-19, on sait déjà concernant le vaccin de Moderna que 9 à 10% des personnes vaccinées ont eu des effets secondaires importants après la seconde dose tels que fatigue, courbatures, ou rougeur autour du point d’injection". Ces données n’ont pas encore été évaluées indépendamment par des scientifiques et ces nouveaux vaccins ne devraient donc pas échapper à ces effets secondaires potentiels.

Il y a aussi la peur de la piqûre, avec une expérience que certaines personnes vivent plus douloureusement que d’autres.

Mais comme pour les autres médicaments, c’est le rapport bénéfices-risques qui est mis en avant par les autorités sanitaires et ces effets secondaires sont jugés "mineurs" par rapport au bénéfice d’un vaccin pour nos sociétés.

L’œil scientifique de Johanne Montay sur les vaccins pour le coronavirus (La 1ère - 24/11/2020)

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