Selon la Chambre américaine de commerce, la confiance des entreprises en Belgique se maintient

Le Business Barometer de la Chambre américaine de commerce en Belgique attribue le manque de compétitivité de la Belgique à sa perte de compétitivité et non aux attentats de mars.
Le Business Barometer de la Chambre américaine de commerce en Belgique attribue le manque de compétitivité de la Belgique à sa perte de compétitivité et non aux attentats de mars. - © WOJTEK RADWANSKI - AFP

Malgré les attentats, la confiance des entreprises internationales actives en Belgique se maintient, voire se raffermit, ressort-il mercredi du Business Barometer de la Chambre américaine de commerce en Belgique (AmCham). Le manque de compétitivité du pays par rapport à ses voisins pèse cependant sur les investissements.

D'après l'enquête menée auprès de 123 entreprises membres de l'AmCham, représentant 75 000 emplois, quelques semaines après les attentats de Bruxelles du 22 mars dernier, la Belgique reste attrayante. Ses atouts majeurs demeurent sa position géographique, son abondance de talents, la qualité de sa main d'oeuvre ainsi que son multilinguisme et enfin l'accès qu'elle offre au marché européen.

Un attrait deux fois plus puissant...

Les entreprises répondantes sont même deux fois plus enclines à investir dans le pays qu'il y a deux ans. En effet, 51% d'entre elles s'attendent à y investir dans les trois ans, pour 24% en 2014. Cependant, les créations d'emplois devraient rester limitées. Seuls 4,4% des répondants envisagent de créer plus de 50 jobs, quand 55,5% d'entre eux s'attendent à une création limitée.

...Mais une trop faible compétitivité 

En cause, l'impression d'une perte de compétitivité de la Belgique par rapport à ses voisins pour 31% des entreprises sondées. Les freins pointés sont le coût de la main d'oeuvre (64%), l'imprévisibilité fiscale (48%), la complexité administrative (47%) et les problèmes de mobilité (30%).

Si la Chambre de commerce présentera officiellement ses recommandations début 2017, elle abonde naturellement dans le sens du gouvernement de réduire l'impôt des sociétés. "La Belgique n'a pas besoin d'atteindre un taux d'imposition de 12,5% comme l'Irlande, elle a d'autres atouts, mais 33,99% c'est bien trop élevé", estime Howard Liebman, président de l'AmCham. Concernant les intérêts notionnels, leur suppression n'est tout simplement pas envisageable pour les entreprises internationales. "Ils doivent être maintenus pour garantir la stabilité du système et préserver la confiance des entreprises", estime la Chambre de commerce.

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