Nouvelle polémique Jan Jambon: "Ce sont les faits, des gens peuvent témoigner"

Jan Jambon (N-VA), ministre de l'Intérieur, persiste et signe.
Jan Jambon (N-VA), ministre de l'Intérieur, persiste et signe. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) a assuré dans une interview accordée au Standaard samedi qu'une "partie significative de la communauté musulmane a dansé à l'occasion des attentats".

Depuis, la polémique enfle, l'opposition fulmine. Et Charles Michel soutient son homme. Le principal intéressé s'est finalement expliqué brièvement, et ce pour la première fois depuis le début de la polémique, au micro de la RTBF ce lundi.

"J'ai juste donné des faits, a martelé Jan Jambon, rejoignant les propos tenus par le Premier ministre Charles Michel. Je pense qu'en démocratie tout le monde a le droit d'avoir les faits."

Reste qu'il est compliqué de parler de "faits" quand on désigne une "partie significative", la notion elle-même étant interprétable de manière très variable. Aucun témoignage en ce sens ne nous est en tout cas revenu jusqu'à présent. Par contre une "partie significative" des représentants de la communauté musulmane était bel et bien présents lors de la marche contre la terreur et la haine qui a dénoncé ces attentats et rendu hommage aux victimes ce dimanche. 

"Je réponds toujours à l'opposition"

Pourtant le ministre nationaliste répète : "Ce sont des faits. Beaucoup de gens peuvent témoigner de cela. Les différents services sur le terrain nous l'ont rapporté. J'ai donc nommé les faits. Dans une démocratie, c'est important, je pense".

Quant à l'appel lancé par plusieurs voix de l'opposition lui demandant de venir s'expliquer, Jan Jambon compte bien y donner suite : "Je réponds toujours à l'opposition. L'opposition et le Parlement, ce sont nos 'patrons'. Donc, je leur réponds, oui".

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