"Bruxelles terrorisée", "L'union dans le deuil", "Tenir bon": la presse se pare de noir

La presse se pare de noir: "Tenir bon", "L'union dan
La presse se pare de noir: "Tenir bon", "L'union dan - © Tous droits réservés

Une seule actualité ce mercredi matin à la Une des journaux.

22 mars 2016. Une date en guise de titre. Collé comme une évidence, sur fond blanc. La Libre Belgique a choisi cette manière d'évoquer en Une les attentats de ce mardi. Le Soir - édition de 17 heures, mise gratuitement en ligne, l'avait déjà fait.

Plusieurs insistent encore aujourd'hui. Le Morgen, par exemple, avec la date du 22 mars. Écrite en rouge sang. Un dessin sobre s'y ajoute. La carte de Belgique. Blessée en plein cœur. De la fumée s'en échappent. Et des femmes, et des hommes pleurent.

De Standaard lui a retenu en Une un superbe cliché pris dans le tunnel du métro bruxellois. Des passagers sur les voies se dirigent vers la sortie. Vers la lumière. Le titre pourtant vient balancer cet lueur d'espoir... Ce mardi, jour de chaos, c'est "le jour que chacun craignait".

Le Soir écrit en grand "Tenir bon", et reprend l'image du rassemblement qui s'est tenu mardi soir place de la Bourse. À l'avant plan, bien visible, un homme emballé dans un drapeau belge.

Et ce rapport à la Belgique, il est aussi dans le titre de L'Avenir : "L'union dans le deuil". Et, là encore, un choix de photos presque graphique. La destruction, à l'aéroport national. Les victimes, dans le métro bruxellois. Puis les gestes de solidarité, et, enfin, ces bougies allumées dans le jour qui tombe.

Très belge aussi, Het Belang van Limburg se pare de noir. Et puis, en jaune et rouge, s'affiche la date du jour.

La Dernière Heure évoque "l'horreur". Les titres de Sudpresse parle de "guerre" en plein Bruxelles. Pour Het Laatste Nieuws, malgré le bilan humain terrible, les terroristes voulaient bien plus de morts.

L'Écho est couvert de noir, avec ce titre : "Bruxelles terrorisée". Mais, en édito, le rédacteur en chef du quotidien l'affirme : ce sont les idées, les valeurs qui pourront vaincre cette idéologie. Il faudra les réaffirmer. À l'école en priorité et de façon intransigeante.

Des éditos, et un seul message

Et, justement, tous les éditos se focalisent sur ces attentats. Avec un message commun qui se dégage.

Très globalement, ils peuvent être résumés à une affirmation très forte : ne pas céder. Ne pas fléchir. Ne rien lâcher. Finalement, tenir bon. Ce titre du Soir. C'est la même idée qu'on retrouve à travers les éditos francophones : sombrer, ce serait donner raison à la terreur.

De Morgen y ajoute une nuance : plus de répression, d'accord; plus de protection, d'accord; mais tout cela ne marchera jamais si l'on y ajoute pas plus de prévention.

Côté flamand, encore, une chose aussi est souligné : notre pays a été touché par le terrorisme international, mais les terroristes, eux, venaient de chez nous. Idée encore reprise dans un titre du Standaard : les terroristes sont venus en taxi...

Presse étrangère

À l'étranger aussi, la presse évoque en Une les attentats de Bruxelles.

"L'État islamique touche l'Europe en son cœur". C'est le titre du Volkskrant. Une idée que l'on retrouve beaucoup dans la presse européenne. El Pais, Le Figaro... L'Europe frappée au cœur. Et déjà une interprétation... C'est la guerre de TOUS écrit le quotidien français, en guise d'édito... Au-delà encore, l'international New York Times et le Financial Times évoquent ces attentat avec la même idée. Ils ont frappé le cœur de l'Europe.

La presse spécialisée comme on l’appelle. Le très sportif L'Équipe consacre aussi sa Une à cette actualité. Mais avec l'angle sportif : "L'alerte est maximal pour l'Euro 2016". Un titre qui est précédé d'un bandeau noir : "La Belgique est en deuil".

Le quotidien français Libération s'est lui habillé dans le cartouche du titre au couleur de la Belgique. Dans ses pages, Laurent Joffrin a eu des mots qui valent la peine... Le chagrin des Belges. "Ce nouveau chagrin des Belges, nous le ressentons, nous aussi, dans notre chair. Après Madrid, Londres ou Paris, Bruxelles, l’autre ville phare du continent, a été frappée au cœur, en même temps que l’Europe, dont elle est la capitale politique". Bruxelles qui fait tant d'effort pour faire cohabiter tant de différences. "Bruxelles, l’antifanatique attaquée par les fanatiques." Bruxelles cœur de l'Europe. "Va-t-elle se laisser faire, renier ce qui la tient ensemble? C’est l’heure du sursaut. La coopération, l’union, la solidarité entre États démocratiques."

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