Métro Bruxelles: le plan interactif des 51 stations ouvertes de 7h à 21h depuis lundi

Le ministre-président Rudi Vervoort (PS) annonçait ce dimanche midi, sur le plateau des Décodeurs, une reprise renforcée de l’exploitation du réseau de métro bruxellois dès ce lundi: 39 à 51 stations de métro et pré-métro sont désormais desservies, et l'horaire du métro est élargi de 7h (et pas 6h, comme déclaré par le ministre-président sur nos antennes) à 21h.

Quelles sont les stations concernées?

12 stations supplémentaires seront donc ouvertes. Il s'agit des stations suivantes :

Pour la ligne de métro 1/5 : Etangs Noirs, Sainte-Catherine, Parc et Demey.

Pour la ligne de métro 2/6 : Heysel, Yser, Porte de Namur, Hôtel des Monnaies et Clémenceau.

Pour le Nord/Sud (lignes de tram 3 et 4) : Lemonnier, Anneessens et Bourse.

 

18 stations restent fermées pour le moment. Il s'agit des stations suivantes :

Pour la ligne 1/5 : Eddy Merckx, La Roue, Veeweyde, Aumale, Maelbeek Thieffry, Hankar, Beaulieu, Joséphine-Charlotte, Gribaumont et Vandervelde.

Pour la ligne 2/6 : Delacroix, Ossegem, Pannenhuis, et Houba Brugmann.

Pour le Nord/Sud (lignes de tram 3 et 4) : Parvis de Saint-Gilles.

Pour la ligne de tram 7 (Moyenne ceinture) : Boileau et Georges Henri.

Toutes les autres stations sont accessibles. Attention: un ou deux accès par station seulement sont ouverts.

Si la circulation du métro a été étendue de 7h00 à 21h00, le pré-métro reste exploité de début à fin de service. Le renfort militaire et policier mis en place pour sécuriser le réseau de transport public a été étendu.

Pour rappel, le réseau de surface - bus et tram - circule normalement depuis le 23 mars. Les lignes 12 et 21 desservent à nouveau l'aéroport depuis le 7 avril. 

"Un premier pas important"

Suite aux contacts pris entre gouvernements régional et fédéral concernant les mesures à adopter pour sécuriser et rouvrir le métro, le gouvernement bruxellois réuni ce dimanche a entériné les conclusions qui lui ont été soumises par les services spécialisés. "Il y a un standard de sécurisation qui est validé par les services de sécurité: police fédérale, police des chemins de fer... Et tout ça est mis en concordance avec les services opérationnels, c'est-à-dire la STIB. On "matche" les deux et ce qu'on peut réaliser, on le met en oeuvre" a expliqué Rudi Vervoort.

"La Région souhaite une reprise complète de l’exploitation du métro dans des conditions présentant un haut degré de sécurité. C’est un premier pas important et nous attendons du gouvernement fédéral que ces mesures soient étendues pour une réouverture complète du métro, le plus rapidement possible" annonçait le ministre-président dans un communiqué ce dimanche.

Rudi Vervoort exprimait, dans le même communiqué, sa reconnaissance aux employés des transports en commun bruxellois, directement touchés par les attentats du 22 mars: "Je tiens, au nom de l’ensemble de mon gouvernement, à remercier vivement les travailleurs de la STIB qui ont permis une exploitation complète des trams et bus depuis près de 20 jours et se rendent disponibles pour offrir aux usagers le service le plus étendu possible en cette rentrée, dans des conditions que nous savons difficiles".

"Des coups de fil ont été donnés"

Le ministre-président a encore confirmé ce dimanche, sur le plateau des Décodeurs, que des coups de téléphone avaient été donnés avant 8h50, le 22 mars, pour savoir ce qu'il convenait de faire avec le métro alors que des explosions venaient de se produire à Zaventem.

Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, a indiqué le 25 mars à la Chambre que la décision d'évacuer le métro bruxellois avait été prise à 8h50, à la suite de l'explosion qui s'était produite à l'aéroport national de Bruxelles. La STIB a fait savoir le lendemain qu'elle n'avait reçu aucune instruction du Fédéral visant à arrêter le métro après le premier attentat.

La question se pose également de savoir pourquoi la décision d'évacuer le métro n'a pas été prise plus tôt. Selon nos informations, des coups de téléphone ont été donnés au centre de crise dès 8h10. S'il a confirmé ces contacts sans en dire plus, Rudi Vervoort s'est toutefois refusé à incriminer qui que ce soit.

Il a tenu à rappeler les circonstances à ce moment de la journée et n'a pas voulu se substituer à la commission d'enquête parlementaire fédérale que la Chambre mettra en place la semaine prochaine. "Vous devez vous mettre à la place des gens qui agissent à cet instant au centre de crise", a-t-il déclaré. "A ce moment, on ne dispose pas des informations suffisantes. Il faut bien se rendre compte dans quelle situation de crise on est à ce moment-là".

Le métro n'était pas la seule infrastructure à présenter un risque potentiel élevé, a fait remarquer le ministre-président. Il y en avait d'autres, comme le réseau de surface de la STIB ou les chemins de fer.

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