Attentats: "Le danger n'est pas écarté", estime l'OCAM

Le niveau de la menace terroriste en Belgique reste à 3 (sur une échelle de 4), a ajouté le patron de l'Ocam Paul Van Tigchelt
Le niveau de la menace terroriste en Belgique reste à 3 (sur une échelle de 4), a ajouté le patron de l'Ocam Paul Van Tigchelt - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le Centre de crise exposait ce mardi matin un état des lieux, un mois après les attentats du 22 mars dernier à Bruxelles qui ont fait 32 victimes.

Le niveau de la menace terroriste et les mesures de sécurité entreprises on été évoquées en présence de l'OCAM et de la police fédérale.

Le centre de crise estime qu'une avancée sérieuse a eu lieu dans l'enquête ces dernières semaines. Des coups durs ont été portés au réseau terroriste responsable des attentats de Paris et de Bruxelles.

Mesures de sécurité renforcées, niveau 3 maintenu

Des informations ont par ailleurs été reçues, selon lesquelles des nouveaux combattants du groupe État islamique ont été envoyés vers l'Europe et la Belgique, a indiqué l'OCAM (Organe de coordination pour l'analyse de la menace). Au sujet de ceux-ci, le patron de l'OCAM, Paul Van Tigchelt, n'a pas fait davantage de commentaires. Au sujet de Younes Abaaoud, dont le nom circule dans la presse, il a confirmé qu'il était "avéré que le jeune était parti ou avait été enlevé vers la Syrie", mais n'a pas donné plus d'informations sur sa position actuelle, "pour ne pas compromettre l'enquête en cours".

Le niveau de la menace terroriste en Belgique reste par ailleurs  à 3 (sur une échelle de 4), a ajouté Paul Van Tigchelt. La menace terroriste signifie donc que le risque d'une attaque terroriste reste "possible" et "vraisemblable", quatre semaines après les attentats qui ont touché Bruxelles et Zaventem. Le danger n'est pas écarté, ajoute-t-il.

"Après une analyse le 15 avril dernier, des mesures de sécurité renforcées ont été appliquées",  a expliqué Alain Lefèvre, directeur général du centre de crise. "Ces dernières visent les sites stratégiques, comme Brussels Airport et les aéroports régionaux, les onze grandes gares du pays, les transports en commun (le métro bruxellois en particulier) ainsi que les sites nucélaires et radiologiques. Outre ces lieux, sont aussi concernées les "soft targets", endroits à forte concentration de personnes, soit par exemple les centres commerciaux ou les cinémas.

44 personnes encore hospitalisées

Concernant les appels qui ont été reçus au centre de crise le jour des attentats, Alain Lefèvre indique que les éléments "concernant la chronologie des faits sont gardés pour la commission d'enquête". "Quand le centre de crise reçoit une information, il faut la collecter, la vérifier, l'analyser, l'évaluer et, ensuite, décider de manière collégiale quelles sont les mesures à prendre au cas par cas. Il n'y a pas d'automatismes." Après l'attentat dans le métro à Maelbeek, "beaucoup d'informations contradictoires ont par exemple été reçues", notamment concernant le lieu exact de l'attaque, a-t-il conclu.

Enfin, des détails ont été donnés quant au nombre de victimes recevant encore des soins dans les établissements hospitaliers. A la date d'aujourd'hui, il reste 44 personnes hospitalisées, dont 24 toujours aux soins intensifs.

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