Attentats à Bruxelles: qu'en est-il de la sécurité de nos centrales nucléaires?

Attentats à Bruxelles: qu'en est-il de la sécurité de nos centrales nucléaires?
Attentats à Bruxelles: qu'en est-il de la sécurité de nos centrales nucléaires? - © EMMANUEL DUNAND - AFP

Après les attentats de Bruxelles, qu'en est-il de nos centrales nucléaires? Avant même que l'alerte soit relevée au niveau 4, la sécurité des centrales avait été renforcée. 

Les sites nucléaires belges sont désormais considérés comme des cibles potentielles pour les terroristes. Et divers scénarios envisagés par des spécialistes donnent froid dans le dos. A commencer par celui d'une attaque, non pas sur le cœur de la centrale, mais sur ses équipements de refroidissement beaucoup plus vulnérables estime Jan Vandeputte, spécialiste du nucléaire chez Greenpeace Belgique :  "Le tendon d’Achille, c’est l’approvisionnement en électricité des centrales nucléaires. A Fukushima, le problème clef était que la centrale n’avait plus d’électricité pour garantir le refroidissement du cœur. Et, à ce moment-là, on parle de quelques dizaines de minutes, quelques heures au maximum, avant que l’accident devienne irréversible".

Un scénario auquel Willy Derovere, ancien directeur de l'Agence fédérale de sécurité nucléaire, ne crois pas vraiment. "C’est tout sauf possible, mais ce n’est pas un site assez facile à endommager. Si jamais la bombe se trouve à l’extérieur près d’un mur, par exemple, la force de l’explosion va vers l’extérieur. Ça a peu d’impact à l’intérieur de la centrale".

Quant à une attaque aérienne, qui paraissait impossible avant le World Trade Center, elle est désormais elle aussi envisagée. Or les centrales ont été conçues pour résister au crash d'un moyen courrier au maximum, mais pas d'un gros porteur.

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK