UE: mieux partager les informations pour lutter contre le terrorisme

Le Centre national de la Cybersécurité aux Etats-Unis
Le Centre national de la Cybersécurité aux Etats-Unis - © JIM WATSON - BELGAIMAGE

La Commission européenne a présenté ses priorités d'ici 2020 pour renforcer la lutte contre le terrorisme, la cybercriminalité et la grande criminalité. C'est l'une des dix priorités du président Jean-Claude Juncker. Mais la Commission ne fait que proposer, les États membres et les députés européens devront ensuite décider. A travers toutes les propositions, une grande constante : l'échange d'informations.

Plus aucun État membre n'est en mesure de lutter seul contre le terrorisme, la cybercriminalité et la grande criminalité. C'est le constat que pose Frans Timmermans le vice-président de la Commission. Les 28 n'ont donc pas le choix, ils doivent se faire confiance et davantage échanger les informations existantes. Pour mieux utiliser ces informations, la Commission envisage de créer un centre européen de lutte contre le terrorisme afin de permettre à Europol, l'office européen de police criminelle, d'être plus efficace quand il coordonne les enquêtes transfrontalières notamment en matière de terrorisme.

Pour la Commission, il faut aussi s'adapter aux nouveaux types de terrorisme notamment en changeant la définition cadre du terrorisme pour punir plus efficacement les combattants européens à l'étranger. La Commission prône la mise en place d'un lieu d'échange sur tout ce qui concerne la radicalisation en faisant appel aux réseaux existants et en négociant avec les fournisseurs d'internet pour examiner comment ils peuvent participer à la lutte contre la propagande terroriste sur le net.

Les attentats à Paris ou à Copenhague montrent que la lutte contre le trafic d'armes entre aussi dans le cadre de la lutte antiterroriste. Il faut des normes communes et une meilleure coopération avec certains États tiers.

La cybercriminalité sur internet profite des failles dans la législation européenne, dans la difficulté d'accéder aux preuves. La Commission travaille également à lever ces obstacles.

Reste maintenant à traduire ces idées en propositions législatives qui seront examinées par les États membres et les députés européens. Mais la Commission veut rassurer les États : on ne change pas les traités ni les compétences, la sécurité nationale reste une compétence des États membres. Simplement, pour être efficace, il faut agir au niveau européen.

RTBF

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