L'Agence spatiale européenne, explorer l'espace au service de la terre

L'Agence spatiale européenne, explorer l'espace au service de la terre
L'Agence spatiale européenne, explorer l'espace au service de la terre - © Wikimedia

Il y a un mois, les Européens ont réussi le lancement d'un prototype d'avion spatial. L'objectif était de tester sa capacité de rentrée dans l'atmosphère, une technologie que l’Agence spatiale européenne (ESA) ne maîtrisait pas encore. L'ESA est la troisième agence spatiale au monde, qui fêtera ses 40 ans d'existence en 2015.

L’Agence spatiale européenne ne se limite pas à l’exploration de l’espace. Cette année par exemple, elle a participé à la lutte contre Ebola en transmettant des images par satellite. Grâce à ces données, les médecins pouvaient suivre des patients sur place et observer l’évolution de l’épidémie dans le pays.

L’ESA observe aussi beaucoup la terre. Les satellites de notre planète permettent de récolter de nombreuses données très précieuses pour définir les politiques européennes au niveau terrestre en matière de transport, d'environnement, d'agriculture, de télécommunication, ...

L'Agence européenne développe ses programmes de recherche grâce aux compétences techniques de ses membres. Vingt pays en tout y participe, dont 19 États membres de l'Union européenne auxquels il faut ajouter la Suisse. Chacun des pays peut décider de financer, ou non, un programme de recherche en fonction de ses compétences, de son industrie, ...

L'ESA veille au juste retour des investissements consentis : le pays qui investit dans un programme recevra en retour un certain nombre de contrats pour ses entreprises. La Belgique, qui investit 200 millions d’euros par an dans l’exploration de la terre et des planètes, bénéficie donc d'un gros retour sur investissement. La plupart de ces contrats sont industriels.

Le centre spatial de Liège notamment travaille sur des programmes européens. Les ingénieurs y construisent des instruments spatiaux mais aussi et surtout les testent en simulant les conditions qu’ils vont rencontrer dans l’espace. Pour le moment, les ingénieurs sont autour de Tropomi, un instrument spatial de la taille d’un frigo qu’on va envoyer dans l’espace pour mesurer la pollution de l’atmosphère terrestre.

RTBF

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK