Grèce: le sauvetage du pays "remis sur les rails"

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras entre le Premier ministre italien  Matteo Renzi et la chancelière allemande Angela Merkel le 19 mars 2015 à Bruxelles
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras entre le Premier ministre italien Matteo Renzi et la chancelière allemande Angela Merkel le 19 mars 2015 à Bruxelles - © Alain Jocard

La Grèce et ses partenaires européens ont "remis la procédure sur les rails" pour assurer le sauvetage du pays, a assuré le Premier ministre grec Alexis Tsipras, dans la nuit de jeudi à vendredi.

"Il est clair que la Grèce n'aura pas à prendre des mesures récessives", a-t-il ajouté, rendant compte de trois heures et demie de négociations avec la chancelière allemande Angela Merkel, le président français François Hollande et les présidents des institutions européennes.

Athènes "présentera et appliquera ses réformes structurelles", a ajouté le dirigeant de gauche radicale, élu sur un programme de rejet des mesures d'austérité dictées depuis 2010 à la Grèce surendettée en l'échange de sa mise sous perfusion financière.

"En même temps, tous les participants ont confirmé leur disposition à travailler pour que soit rétablie le plus vite possible la capacité de financement de l'économie grecque", a-t-il dit, alors que le pays arrive à court de liquidités.

Alexis Tsipras a aussi indiqué compter sur le prochain déblocage par la Commission européenne "de fortes sommes" de fonds structurels pour soutenir des programmes sociaux.

La Grèce présentera "une liste complète de réformes précises dans les prochains jours", ont annoncé dans un bref communiqué les institutions européennes à l'issue de la réunion sur le sauvetage financier du pays.

Alexis Tsipras avait demandé ce rendez-vous au plus haut niveau politique pour sortir de l'impasse ou s'enfonçaient Athènes et ses partenaires, ravivant les inquiétudes sur le risque d'une sortie du pays de l'euro.

Mais cette réunion en petit comité n'a pas plus à tout le monde, notamment au premier ministre Charles Michel qui n'a pas apprécié d'avoir été exclu, comme d'autres d'ailleurs, de ces discussions.

©European Union

 

AFP / RTBF

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