Yvon Englert à propos de la vaccination dans les maisons de repos : "c'est une vaccination volontaire"

Les derniers détails concernant la stratégie de vaccination contre la maladie Covid-19 choisie par la Belgique ont été dévoilés ce jeudi. Si les autorisations sont données, elle devrait démarrer le 5 janvier 2021. Le premier vaccin qui sera disponible en Belgique sera celui de Pfizer-BioNtech qui devrait fournir 600.000 doses.

Ce vaccin doit être administré en 2 doses. L’objectif est donc de vacciner 300.000 personnes dans un premier temps. Mais le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke (sp.a) a rappelé ce midi sur nos antennes que cela dépendrait d’une part des autorisations données par l’Union européenne, mais aussi des livraisons. La suite de la stratégie va dépendre du rythme de production, de la disponibilité (la Belgique en a précommandé auprès de 5 fabricants : ndlr), des quantités, etc. La stratégie pourrait donc évoluer en fonction de ces événements.

Dans la phase 1a, qui devrait démarrer le 5 janvier, les vaccins sont tout d’abord réservés pour les maisons de repos et cela tant pour les résidents que pour le personnel. Ensuite, ce sera pour le personnel médical de première ligne et les hôpitaux. La phase 1b, favorisera un public plus large et ne devrait débuter qu’autour du mois de mars, au printemps.

Les résidents et personnel des maisons de repos d’abord

Focus sur la phase 1a avec Yvon Englert, responsable de la Cellule "communication et débat sociétal" au sein de la taskforce opérationnelle pour la vaccination était l’invité de l’émission CQFD sur La Première. Il aura donc la mission de convaincre les Belges de se faire vacciner. Il rappelle d’emblée que le premier vaccin pourrait être celui de Pfizer-BioNtech, mais il n’est pas le seul fabricant, ceux de Moderna ou AstraZeneca pourraient aussi être proposés.

Mais en attendant, il était important de préparer une stratégie de vaccination au vu de la gravité de la crise sanitaire actuelle. Il rappelle aussi que c’est l’Agence européenne des médicaments qui validera les vaccins disponibles et autorisera leur commercialisation. Une structure habituée à être sous pression : "c’est notre garant juridiquement de la qualité", et indépendante de la structure de l’Union européenne qui négocie les contrats.


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Concrètement, comment cela va se dérouler ?

Dans la phase 1a donc, les résidents des maisons de repos et le personnel sont les premiers concernés. Yvon Englert rappelle que cette décision qui date du mois de juillet a été prise par un groupe de scientifiques et de médecins au sein du Conseil Supérieur de la Santé. Cette politique a aussi été proposée dans d’autres pays européens.

"Pourquoi les pensionnaires des maisons de repos ? D’une part parce que ce que l’on sait aujourd’hui de ces vaccins, c’est leur très haut niveau de protection contre la maladie. Le bénéfice personnel est le plus élevé si vous êtes le plus âgé. On sait que l’âge est le premier facteur de risque de la gravité de la maladie et du décès. Il était donc logique de commencer par les maisons de repos". Le personnel de ces établissements est dans les priorités tout de suite derrière les résidents puisqu’ils se trouvent dans le même lieu. Les campagnes de vaccinations se feront sur place.

Le libre choix

Les résidents des maisons de repos et le personnel auront-ils le choix de se faire vacciner ? Les établissements pourront-ils l’imposer ? Pour le responsable de la Cellule "communication et débat sociétal" au sein de la taskforce opérationnelle pour la vaccination la décision politique qui a été prise est claire : "c’est une vaccination volontaire." Pour Yvon Englert, la vaccination ne doit pas être une condition pour pouvoir rester dans une maison de repos. La question de la vaccination volontaire est pertinente, c’est un vieux débat et n’est pas propre au coronavirus. Il faut que l’ensemble de la population ait ce choix.

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