Vaccin de Johnson & Johson contre le Covid-19 : résultats préliminaires des phases 1 et 2

D’ici quelques semaines, le groupe pharmaceutique Janssen devrait publier les résultats des essais de phase 3 de son vaccin (Johnson et Johson) contre le COVID-19. C’est un vaccin prévu en dose unique et qui n’exige pas d’être stocké à basse température.

Il s’agit d’un vaccin à vecteur recombinant, basé sur un adénovirus inoffensif qui ne peut pas se répliquer chez l’humain intégrant la protéine de pointe de SARS-CoV2. Les adénovirus sont une famille de virus responsables du rhume.


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Il s’appelle "Ad26.COV2.S". La technologie de ce vaccin est la suivante : un adénovirus sert de vecteur, de transporteur au code génétique d’un antigène du SARS-CoV-2. L’antigène est la substance étrangère au corps humain qui provoque une réponse immunitaire.

Des résultats préliminaires sur l’essai de phase précédente

En attendant ces résultats, la revue New England Journal of Medicine publie les résultats préliminaires de l’essai de phase 1-2a, lancé le 22 juillet 2020 dans 12 centres en Belgique et aux États-Unis. Que disent-ils ?

805 patients adultes en bonne santé de deux groupes d’âge différent, de 18 à 55 ans et de 65 ou plus, ont reçu le vaccin soit à une faible dose de particules virales soit à une dose élevée, soit enfin en version placebo. La firme a testé un schéma à dose unique ou à deux doses à 56 jours d’intervalle. Les principaux critères d’évaluation ont été la sécurité du vaccin.

De bon augure

90% ou plus des participants ont produit des anticorps dits "neutralisants" contre le virus au 29e jour après la première dose de vaccin et 100% au 57e jour 57, avec une nouvelle augmentation, indépendamment de la dose de vaccin ou du groupe d’âge.

Une deuxième dose a permis d’augmenter la réponse immunitaire. La mémoire immunitaire de longue durée a aussi été activée grâce aux lymphocytes T.


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Les effets secondaires (appelés "événements indésirables") les plus fréquents ont été sans surprise la fatigue, les maux de tête, les douleurs musculaires et la douleur au site d’injection. L’événement indésirable systémique le plus fréquent était la fièvre.

Les plus de 65 ans ont moins souvent signalé des effets secondaires que les 18 à 55 ans ; de même, chez ceux qui ont reçu la faible dose de vaccin et non la dose élevée.

Ces effets étaient plus faibles après la deuxième dose qu’après la première.

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