Pass sanitaire, vaccin imposé pour les soignants : nouvelles mesures contre le coronavirus en France

Emmanuel Macron a annoncé lundi la vaccination obligatoire pour les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite, ainsi que pour les professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, y compris à domicile.

Les personnes concernées "auront jusqu'au 15 septembre pour se faire vacciner" et après cette date seront mis en œuvre "des contrôles et des sanctions", a-t-il ajouté.

Comme l'a précisé le ministre français de la santé, Olivier Véran : le personnel soignant qui ne sera pas vaccinés au 15 septembre ne pourra plus travailler et ne sera plus payé.

Une campagne de rappel des personnes vaccinées les premières, en janvier et février, démarrera par ailleurs à partir de "début septembre". 


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"Des campagnes de vaccination" contre le Covid-19 seront également organisées "dès la rentrée" pour collégiens, lycéens et étudiants.

"Pour les collégiens, les lycéens, les étudiants, des campagnes de vaccination spécifiques seront déployées dans les établissements scolaires dès la rentrée", a déclaré le président dans son allocution télévisée, alors que la vaccination est déjà ouverte à tous les enfants de 12 ans et plus depuis mi-juin, et qu’il s’agit d’accélérer.

Les tests PCR de confort seront payants à partir de l’automne, sauf prescription médicale.

Pass sanitaire

Le pass sanitaire sera lui imposé dans les restaurants, cafés et dans certains moyens de transport dès le mois d’août a également annoncé le président, pour inciter les Français à se vacciner contre le Covid.


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"Le pass sanitaire s’appliquera dans les cafés, les restaurants, les centres commerciaux, ainsi que dans les hôpitaux, les maisons de retraite établissements médico-sociaux, mais aussi dans les avions, trains et cars pour les longs trajets, là encore, seuls les vaccinés et les personnes testées négatives pourront accéder à ces lieux", a déclaré Emmanuel Macron, qui a ajouté qu’il serait aussi imposé dans une dizaine de jours pour les lieux de loisirs et culture.

Par ailleurs, l’état d’urgence sanitaire est déclaré en Martinique et à La Réunion.

Croissance économique

Le président français a également abordé la question de la croissance. D’après lui, elle devrait s’établir à 6% en 2021 en France, "en tête des économies européennes" pour rebondir après la crise du Covid-19.

"Le + quoi qu’il en coûte +, auquel je m’étais engagé dès mars 2020, nous a permis de protéger nos entreprises, nos emplois", mais aussi de "préserver le pouvoir d’achat de nombre de Français et est à l’origine d’un vigoureux rebond" de la croissance, a estimé le chef de l’Etat au cours d’une allocution aux Français.

Le gouvernement, qui tablait jusque-là sur une croissance de 5% cette année, s’aligne ainsi sur les prévisions de la Commission européenne et de l’Insee, qui avaient indiqué toutes deux la semaine dernière tabler sur 6%.

En revanche, la Banque de France prévoit une croissance légèrement inférieure, de 5,75% pour l’ensemble de l’année 2021.

Nous avons atteint un nombre de contrats à durée indéterminée créés inédit

"L’emploi a résisté" en France, a affirmé le président, et si en 2020, la pandémie de Covid "a détruit près de 300.000 emplois depuis le début de l’année, nous avons déjà recréé 187.000 emplois ce seul mois de mai", a-t-il indiqué.

"Nous avons atteint un nombre de contrats à durée indéterminée créés inédit, égalant notre record de 2006 dans tous les secteurs qui, comme la culture, l’hôtellerie, la restauration, le sport, le tourisme, ont le plus souffert", où les plans de soutien "ont permis d’empêcher les drames humains, les faillites et d’envisager une reprise sereine", a poursuivi Emmanuel Macron.

"Nous restons pleinement mobilisés pour aider ceux qui ont subi la crise plus fortement que d’autres, les salariés travaillant dans les entreprises qui n’ont pas résisté, où les jeunes comme les indépendants qui, durant cette période sont malheureusement tombés dans la pauvreté", a-t-il assuré.
 

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