Pas de réouverture de la culture pour l’instant : "Évidemment, on est très déçus. Le secteur culturel est assez excédé", réagit l’UPAC-T

Elle n'avait pas beaucoup d'espoir mais elle n'en reste pas moins navrée. "Évidemment, on est très déçus. Le secteur culturel est assez excédé", réagit Virginie de Vinster, porte-parole de l’UPAC-T, l’Union de professionnel·le·s des arts et de la création, juste après le comité de concertation de ce vendredi qui n’a donné aucune date pour l’ouverture du secteur culturel.

"D’autant plus qu’il n’y a aucune preuve scientifique de la dangerosité des lieux culturels. Au contraire, vous avez diffusé sur vos antennes hier une étude qui montre que ces lieux culturels sont sûrs et qu’ils pourraient donner un espace de liberté dont la population a bien besoin pour le moment." Pour la porte-parole, le politique a manqué l’occasion de rétablir un lien avec la population belge.

La culture pourrait même les aider à maintenir l’adhésion de la population"

"L’adhésion aux mesures est en train de se déliter. Les problèmes de santé mentale augmentent en flèche. Il vaudrait mieux utiliser la culture comme un partenaire dans la gestion de cette crise. Elle pourrait même les aider à maintenir l’adhésion de cette population."

Mais ce n’est pas cet argument qui a primé dans la prise de décision politique. Ce sont plutôt les chiffres de l’épidémie. "Evidemment on comprend que l’augmentation des cas est problématique, réagit la porte-parole de cette plateforme qui rassemble 17 fédérations de travailleurs du secteur des arts et de la création. On sait qu’on va devoir prendre des mesures et qu’on ne pourra pas vivre comme avant, c’est certain."


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"Mais on pense aussi qu’après un an de crise et de politique sanitaire zéro Covid, d’autres risques doivent être mis dans la balance. On voudrait que les chiffres en termes d’impact sur la santé mentale soient pris en considération dans la prise décision." Un aspect que les autorités ont déclaré prendre en compte.

La priorité : le calendrier

Pour l’UPAC-T, il est primordial d’avoir un calendrier prévisionnel certain et précis pour une reprise qui serait économiquement viable. "On doit se projeter et s’organiser, continue la porte-parole. Si ce n’est pas pour tout de suite, qu’on nous le dise car alors, il nous faut des mesures de protection sociale plus adaptées car cette crise a des impacts sur la santé physique, sur la santé mentale mais aussi un impact social et économique grave pour nos travailleurs qui sont aussi des personnes qui pourraient développer à terme des problèmes de santé mentale."

Bénédicte Linard : "Je reste mobilisée"

La ministre de la Culture, Bénédicte Linard, a également réagi par communiqué. Elle annonce prendre acte au vu des chiffres en hausse.

Elle ajoute : "Je sais la déception du monde culturel, durement touché par la crise, qui espérait des perspectives de reprise progressive. Je pense également aux jeunes, qui ont besoin de retrouver des activités culturelles, sociales, sportives. J’espérais aujourd’hui un tout autre scénario" a-t-elle envoyé aux rédactions.

"Comme depuis le début de cette crise, je reste mobilisée aux côtés du monde culturel pour répondre à l’urgence et préparer le redéploiement, notamment en plaidant pour une approche par activités permettant davantage de sens et de cohérence dans les mesures d’assouplissement futures", conclut-elle.

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