Occupation du Théâtre national : "Il faut peut-être reprendre nos outils de travail à ceux qui nous les ont confisqués"

Ils sont entrés dans le Théâtre national vers 16 heures, exactement au même moment que le comité de concertation de ce 19 mars. Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de politiques mais de dizaines d’artistes. Si les premiers décident, les seconds ont décidé d’en faire tout autant en jouant jour et nuit dans les bâtiments du Théâtre National à Bruxelles. C’est une occupation pacifique mais déterminée. Leur revendication, on la connaît, la réouverture des lieux culturels au plus vite.

"Le but du jeu, c’est de réclamer la réouverture des lieux culturels et de rassemblements, commente Denis Laujol, metteur en scène et co-organisateur de l’action. Parce que pour nous, c’est aussi très important de parler de l’Horeca, de l’événementiel et de tous les lieux qui sont fermés depuis plus d’un an maintenant."

Ce vendredi, il a été décidé que le plan "plein air" serait reporté. Autrement dit, pas de réunions à 50 personnes en extérieur dans le cadre d’événements culturels et de célébration des cultes. "On garde l’œil sur le 19 avril, après les vacances de Pâques", a déclaré le Premier ministre Alexander De Croo.


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Mais pour le secteur artistique et culturel, c’en est trop. "Je pense qu’il faut arrêter avec cette supercherie qui consiste à faire croire aux gens que c’est parce qu’on se rassemble dans ces lieux où nous appliquons les protocoles sanitaires que la maladie circule. Donc maintenant je pense qu’il faut un petit peu taper du poing sur la table vu qu’on n’est pas écouté, ni entendu depuis des mois et des mois. Il faut peut-être reprendre nos outils de travail à ceux qui nous les ont confisqués."

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JT du 20/03/2021 - Culture : le Théâtre National assiégé

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