Nouvelles mesures pour freiner le coronavirus : Yves Coppieters estime que "sur un plan pédagogique et de communication, le message est passé"

Invité dans le journal télévisé de 19h30, l’épidémiologiste et professeur de santé publique Yves Coppieters, a commenté les nouvelles mesures annoncées par Franck Vandenbroucke, nouveau ministre de la santé : "C’est de la communication, on sait bien qu’il faut diminuer nos contacts sociaux et nos contacts rapprochés. Mais, on le voit bien depuis plusieurs mois que ça ne fonctionne pas entièrement : on n’y arrivait déjà pas dans les mois précédents, donc ça va être compliqué dans la vie de tous les jours. Sur le plan pédagogique le message de maintenir cet effort, voir plus, est passé et c’est ça l’essentiel".


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La bulle sociale, qui accompagnait les Belges depuis le déconfinement, avait finalement sauté en septembre pour se concentrer sur une limitation du nombre de personnes avec qui avoir un contact rapproché. Un maximum de dix personnes pouvant se rassembler en même temps autour d’une table ou de manière informelle, tout en respectant les distances de sécurité, avait été instauré lors du dernier Conseil National de Sécurité le 23 septembre.

Lors de cette conférence de presse du comité de concertation, première sous l’ère De Croo, le maxima en question a donc été revu à la baisse. Cette limitation plus stricte fait suite à l’augmentation continue du nombre de contaminations et d’admissions à l’hôpital, une augmentation que tient à préciser Yves Coppieters : "Le temps entre le doublement des admissions et des contaminations est de 10 à 15 jours, alors qu’il était de trois jours au début de l’épidémie". Toujours selon lui : "Nous ne sommes pas dans la même dynamique que lors de la première vague. […] On doit adhérer aux gestes barrières, mais 'serrer la vis' : non. Ce n’est pas encore une situation qui le nécessite".

Le principal risque évoqué par l’épidémiologiste est celui de la contamination des aînés par les plus jeunes : "L’infiltration des personnes plus âgées par les plus jeunes, dont les contaminations sont massives, doit bien être ancrée dans la responsabilité de chacun et donc dans le respect des gestes barrières ainsi que la limitation des contacts sociaux". Le docteur Coppieters plaide pour une forte conscientisation des jeunes.

Reportage sur la communication dans notre 19h30 de ce 6 octobre :

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