Les terrasses au printemps ? "On voudrait bien une date ferme", répète l’Horeca

"Ce printemps, un parfum de liberté, viendra avec […] la perspective de boire un verre en terrasse." Voilà peut-être la seule petite fenêtre d’ouverture donnée par le Premier ministre ce vendredi après-midi lors de la conférence de presse qui a suivi le Comité de concertation. Pour rappel, le gouvernement a annoncé qu’aucun assouplissement ne serait décidé ce vendredi si ce n’est peut-être le couvre-feu à minuit au lieu de 22h en Wallonie.

Une annonce qui ne change pas grand-chose pour l’Horeca, même pour ceux qui se sont mis au clic&collect. "Notre service se termine vers 20h30 en moyenne, réagit Tolis Lalos, gérant d’une pizzeria à Charleroi. Pour moi, personnellement, ça ne change rien." Et d’embrayer sur la colère qui l’anime : "On était à Namur hier. On s’est fait entendre. On a été reçu par des ministres qui sont sortis de la réunion en nous disant qu’aujourd’hui, ils se battraient pour nous. Quand je vois le discours aujourd’hui, c’est lamentable."

Qui pourra encore rouvrir?

La seule perspective donnée est un peu floue : le printemps. A la fédération Horeca, on attend des perspectives plus claires. "On voudrait bien avoir une date ferme, réagit Luc Marchal, président de la Fédération Horeca montoise. Avoir des perspectives, encore une fois, c’est bon pour le moral mais c’est aussi bon pour le portefeuille. C’est pas possible que ça dure comme ça. Ça fera 10 mois au total. Aucune entreprise ne peut résister à ça."

C’est à eux de payer nos charges fixes

Même son de cloche chez Valérie Migliore du collectif Horeca Wallonie. "On nous ferme, on nous réquisitionne. C’est à eux de payer nos charges fixes. On a eu plus ou moins 10.000 euros pour 9 mois de fermeture ? Et maintenant encore quelques mois ? Mais allez !"

Le prochain comité de concertation a lieu vendredi prochain, soit le 5 mars. Une date pour y voir plus clair ? Pas si sûr.

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