"Les deux armes pour éviter un reconfinement : le port du masque et un dépistage massif autour des foyers"

Va-t-on devoir aller vers un reconfinement, total ou partiel, face au rebond de l’épidémie que connaît actuellement la Belgique en général, mais de façon plus prononcée dans certaines provinces et communes comme Anvers ?

Que ce soient les bourgmestres ou les experts, tout le monde espère "ne pas devoir en arriver là", comme en ont témoigné ce matin sur la Première l’épidémiologiste Yves Coppieters, Cécile Jodogne, bourgmestre DéFi de Schaerbeek, et Corine Mullens, bourgmestre MR de Rochefort.

Les deux armes pour l’éviter, selon le professeur de l’ULB, c’est "le port du masque, et le dépistage massif, autour des foyers, pour capter les asymptomatiques, et casser les chaînes de transmission".

"On sait en tout cas, que le port du masque est capable de maîtriser l’épidémie, insiste-t-il. En tout cas ça passe par de l’information et de la communication. Et malheureusement si ça ne suffit pas, il faudra passer par des mesures plus coercitives, et j’espère qu’on ne devra pas en arriver là. Un reconfinement partiel, ce serait l’échec des stratégies actuelles et puis ce serait très compliqué socialement".

Mais même si on veut l’éviter, il faut s’y préparer, fait remarquer Cécile Jodogne : "On a besoin d’outils. J’espère qu’on ne devra pas y arriver mais il faut s’y préparer pour être prêt, et pouvoir agir vite, et le moins longtemps possible." Les deux bourgmestres espèrent donc que le fédéral propose ces outils à l’issue du Conseil national de sécurité.


►►► À lire aussi : L’utilité du masque démontrée dans une étude de cas : deux coiffeurs positifs, 139 clients, mais zéro contamination


En attendant, les bourgmestres doivent miser sur la prévention… et les contrôles, estime Cécile Jodogne : "Je pense qu’il faut aujourd’hui être dans l’information, la prévention, une sensibilisation ciblée dans les quartiers les plus denses, dans les quartiers où il y a des rassemblements, avec des contrôles et des sanctions. J’espère qu’on pourra en rester là."

Mais les communes pourraient aussi jouer un rôle dans le dépistage et le suivi des contacts, estime Yves Coppieters : "On voudrait mettre en avant le rôle des communes, des associations pour le suivi de contact, parce qu’au niveau régional, on voit que ça ne fonctionne pas bien, donc il faut être au plus proche des gens pour avoir une adhésion".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK