Coronavirus en Belgique : voici les réponses aux questions que vous vous posez sur le vaccin anti-Covid

À quelques jours du top départ de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en Belgique, difficile de balayer les questionnements qui gravitent autour des vaccins qui seront disponibles dans notre pays restent nombreux. Afin de clarifier la situation et vous permettre d’y voir plus clair, nous avons recensé l’essentiel des questions que vous vous posez pour y apporter des réponses.

 

1. Quels vaccins seront administrés en Belgique ?

Plusieurs vaccins ont été commandés par les autorités belges. Le Commissariat Corona du gouvernement a dévoilé les grandes lignes de la campagne de vaccination dans notre pays le mercredi 2 décembre. Dans un document détaillé, les responsables de la gestion des sujets liés au coronavirus en Belgique établissent la liste des vaccins qui seront disponibles via la campagne de vaccination.

  • Astra Zeneca/Oxford : ce vaccin devra être administré à deux reprises, à au moins quatre semaines d’intervalle. Selon les résultats de la phase II, son efficacité est similaire lorsqu’il est administré à toutes les tranches d’âge. En revanche, la phase III du processus, qui permet d’estimer son efficacité, a mis au jour une efficacité variable. Le vaccin AstraZeneca présente une efficacité moyenne à hauteur de 70%. Il est efficace à 90% lorsqu’une demi-dose est administrée la première fois, suivie d’une dose complète "jusqu’à l’âge de 55 ans" la seconde fois. "Lorsque les deux doses complètes sont administrées à un mois d’intervalle (analyse sur 8895 individus incluant des sujets de plus de 65 ans), l’efficacité est de 62%", pointe le bilan de la troisième phase de tests. Ce vaccin se conserve à une température comprise entre 2° et 8°.
  • BioNtech/Pfizer : ce vaccin doit être aussi administré en deux fois, mais avec un délai d’une vingtaine de jours. Selon les résultats de la phase III, ce vaccin est efficace à 95% sur les personnes qui n’ont pas eu le coronavirus, mais aussi sur celles et ceux qui l’ont eu et ce, à partir de sept jours après l’administration de la deuxième dose. Selon la firme pharmaceutique, son efficacité sur les adultes de plus de 65 ans est supérieure à 94%. Ce vaccin a une contrainte : il doit être conservé à une température inférieure à -75°.
  • Moderna : la phase III d’essais cliniques pour ce vaccin est toujours en cours aux Etats-Unis. Selon des informations communiquées à la mi-novembre, ce vaccin atteint une efficacité de 94,5%. Il doit être stocké à une température de -20°.
  • Eurogentec : l’ancien spin-off de l’ULiège, rachetée par le japonais Kaneka en 2010, va développer un vaccin. Elle participe aux essais cliniques d’un vaccin contre le Covid développé par la société américaine Inovio. Actuellement en phase II, ce vaccin pourra sans doute se conserver à température ambiante pendant un an. Sa production commerciale va bientôt commencer.

2. Les vaccins anti-Covid ont-ils des effets secondaires ?

La réponse est oui. "Une chose que je peux vous garantir c’est que vous aurez des effets secondaires", a même lancé Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus en Belgique lors d'une conférence de presse du centre de crise. 

Mais le fait qu’un vaccin présente des effets secondaires n’est ni inhabituel, ni inquiétant. "Tous les vaccins présentent des effets secondaires", explique Pierre Coulie, immunologue professeur à l’Institut de Duve de l’UCLouvain. Ces effets indésirables peuvent être dits "locaux", c’est-à-dire qu’ils se présentent à l’endroit de l’injection, comme une douleur, des gonflements ou encore des irritations. "Il s’agit de réactions qui varient d’un individu à l’autre et sont tout à fait normales : ce sont les mêmes que l’on peut avoir avec le vaccin contre la grippe", temporise le spécialiste.

Il ajoute que les effets secondaires font partie de la "réponse immunitaire" de n’importe quel vaccin. Ils peuvent générer des effets secondaires généraux, tels que de la fièvre, des frissons, de la fatigue, des maux de tête ou des myalgies (la sensation d’avoir "mal partout") chez les personnes à qui ils sont administrés. Pierre Coulie qualifie ces réactions de normales. Certains les développent plus que d’autres sans qu’il y ait rien d’anormal ou d’inattendu. "Dans certains vaccins, ce sont des produits, dits 'adjuvants', qui provoquent ces réactions. Ces effets inflammatoires locaux sont donc normaux", rassure-t-il. Alors faudra-t-il s’inquiéter si vous ne développez pas l’un de ces effets ? La réponse est non, ils ne sont donc pas non plus inhérents à toute personne vaccinée : "Le fait de ne développer aucun symptôme ne veut pas dire que le vaccin n’est pas efficace", précise Pierre Coulie.

Yves Van Laethem ajoute d'ailleurs que ces petits effets ressentis après l'injection son "la preuve d'un vaccin qui fonctionne bien".

Quant aux effets secondaires dits "graves", ceux qui inquiètent les plus réticents, "ils sont rarissimes", rassure Pierre Coulie. "Aussi, bon nombre d’effets graves attribués à des vaccins par le passé, comme la sclérose en plaques ou l’autisme, n’ont absolument aucun lien avec la vaccination. Cela a été prouvé par des études cliniques", cadre l’immunologue.


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Quant aux effets sur le long terme, l’expert est clair : "À ce stade, nous n’avons pas d’informations sur le long terme, mais la longue expérience de vaccination qu’on a aux quatre coins du monde indique que les effets graves et sur le long terme sont extrêmement rares."

Toutefois, le porte parole interfédéral de lutte contre le coronavirus en Belgique temporise : "En revoyant la littérature scientifique sur les 50 dernières années, les autorités américaines ont démontré que l’immense majorité des effets secondaires d’un vaccin surviennent endéans les six semaines après son administration." Or, les autorités qui donnent le feu vert pour qu'un vaccin soit commercialisé aux quatre coins du monde ont requis un délai de minimum deux mois, soit plus de huit semaines, entre les premiers tests sur des patients humains et la soumission des dossiers de demande d'autorisation. De cette façon, ils espèrent limiter les effets secondaires "surprise".

3. Pourquoi les autorités conseillent-elles à la population de se faire vacciner contre le Covid-19 ?

Les vaccins anti-Covid seront administrés à la population sur base volontaire et gratuite. Cela signifie que si vous ne souhaitez pas vous faire vacciner, c’est votre droit et rien ne vous y oblige. L’objectif des autorités belges est toutefois d’atteindre la vaccination de 70% de la population du pays, soit huit millions de Belges. Mi-novembre, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke a affirmé que "si des vaccins sont validés par des institutions indépendantes de l’industrie, à ce moment-là, les gens peuvent avoir confiance, tant en ce qui concerne l’impact positif de ces vaccins qu’en ce qui concerne la sécurité dans leur usage".

Le Premier ministre, Alexander De Croo a lui-même affirmé qu’il se ferait vacciner "lorsque ce sera son tour". Aux plus hautes fonctions de l’État, les dirigeants encouragent donc, sans le dire, à se faire vacciner. Si les autorités en matière de gestion du coronavirus dans nos frontières visent les 70% de vaccination dans la population, c’est car il s’agit du taux estimé pour atteindre une immunité collective au sein de la population.


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Au-delà de ne plus ressentir de symptômes de la maladie, le vaccin pourrait assurer une moindre circulation du virus parmi la population et donc réduire drastiquement les chiffres de contamination, d’hospitalisation et de décès que connaît notre pays. "Lorsqu’on se vaccine, que ce soit contre le coronavirus ou autre chose, on se vaccine pour soi-même et pour les autres. Il faut garder en tête quelle est la situation dans les hôpitaux, quels sont les risques pour les personnes fragiles ou plus âgées. Sans oublier que les patients qui se trouvent en soins intensifs ne sont pas toujours des personnes âgées… Cette maladie peut vraiment faire des dégâts", plaide de son côté Pierre Coulie.

4. Faut-il s’inquiéter de la rapidité à laquelle le vaccin a été développé ?

Il aura fallu moins d’un an aux sociétés pharmaceutiques et aux scientifiques du monde entier pour mettre au point un vaccin contre le Covid-19. Une période qui paraît bien trop rapide quand on sait que les recherches pour mettre au point un vaccin s’étalent en moyenne entre 10 et 15 ans. Le vaccin développé le plus rapidement jusqu’à ce jour est le vaccin contre Ebola, qui a exigé cinq ans d’efforts.


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En réalité, c’est le même processus que celui auquel se plient habituellement les scientifiques qui s’est déroulé, les différentes phases de tests ont simplement eu lieu simultanément. C'est ce qu'Yves Van Laethem appelle les "revues parallèles".

En plus, les processus de validation par les hautes instances de la santé mondiales et européennes ont elles aussi été accélérés. C’est le cas de la validation des processus par l’Agence européenne du médicament comme l’explique le virologue : "À partir du moment où le processus est fourni à l’Agence européenne du médicament, elle s’engage à examiner ces données en priorité". Mais les autorités européennes ont aussi fait pression pour que le vaccin anti-Covid soit élaboré en priorité.

La rapidité à laquelle le vaccin sera disponible en Belgique n’est donc pas un élément douteux puisque les mêmes procédés de vérification et de validation que n’importe quel autre vaccin ont été à l’œuvre lors de son élaboration.

La possibilité de se le faire administrer si rapidement est elle, issue du coup d'avance sur lequel ont parié les autorités internationales. En bref, États et grandes organisations mondiales, comme c’est le cas de l’Union européenne, ont fait des investissements importants, notamment dans la recherche mais aussi dans les structures nécessaires pour produire les vaccins. Tout ceci alors que rien n’était encore développé.


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C’est en quelque sorte un pari qu’ont fait les États, sur un vaccin non-développé, afin de garantir une arrivée rapide de celui-ci sur le marché. Grâce à cela, des milliers de doses du vaccin ont été produites avant même que le vaccin ait été enregistré et autorisé par les instances de vérifications nationales et internationales. Grâce à cela, une fois les vaccins autorisés par les autorités compétentes, ils peuvent être immédiatement administrés. Yves Van Laethem évoque un "risque" pris par les États. Non pas un risque sur la santé mais un risque financier considérable. Certains de ces vaccins peuvent encore être considérés comme non adéquats et donc les stocks déjà produits pourraient encore être détruits avec des pertes financières importantes", ajoute-t-il.

5. J’ai été testé positif au coronavirus, est-il nécessaire de me faire vacciner ?

La question est complexe : bien que le fait d’avoir développé une maladie permette d’avoir des anticorps, à ce stade, aucune étude ne s’accorde à savoir combien de temps être sorti guéri du virus offre une protection au malade. On estime aujourd’hui qu’un Belge sur 100 testé dispose d’anticorps contre le virusCombien de temps dure cette immunité ? Les dernières recherches montrent qu’elle pourrait aller jusqu’à 6 mois, mais il y a encore pas mal d’incertitude.

Selon l’immunologue, "tout le monde ne va pas être protégé à vie, c’est certain". "Même si c’est rare, il y a des personnes qui ont développé la maladie à deux reprises", pointe-t-il. "L’immunité augmente, puis diminue sans retourner à zéro. Je dirais que pour l’instant, si on a eu le coronavirus, on ne doit pas se faire vacciner tout de suite. De toute façon, on ne disposera pas directement des doses nécessaires. Ensuite, un dosage des anticorps pourrait permettre de savoir quand se faire vacciner pour entretenir cette immunité", poursuit-il.

6. Devra-t-on se faire vacciner plusieurs fois ?

Pour être efficaces, certains vaccins doivent être administrés à deux reprises pour être efficaces. Faudra-t-il ensuite repasser par la case vaccin afin de garantir une immunité optimale pour toute sa vie ? L’incertitude plane."Par rapport aux personnes qui recevront le vaccin en janvier, on saura probablement entre l’été et la fin de 2021 si elles devront se vacciner à nouveau", affirme Pierre Coulie.

"Vraisemblablement, il faudra se vacciner régulièrement pour garantir une protection de la population", estime toutefois le spécialiste. "Sans compter que le virus va continuer de circuler et que c’est la combinaison des vaccins et d’infections naturelles qui contrôlera la circulation virale."

7. Le vaccin peut-il devenir inefficace si le virus mute ?

On sait que le virus de la grippe mute beaucoup, d’où la nécessité des campagnes de vaccinations au début de chaque hiver. Le Covid-19 n’échappe pas à ce type de modifications : "Nous avons d’ailleurs déjà identifié des souches différentes qui ont circulé", observe Leïla Belkhir, infectiologue aux cliniques Saint-Luc. "Le Covid-19 mute beaucoup moins", soulève de son côté Pierre Coulie, "Cela ne permet pas d’exclure qu’il puisse changer à certains moments et que cela nécessite de modifier le vaccin, mais pas à la même fréquence ou de la même façon que le vaccin contre la grippe".

À lala question d'une obsolescence possible du vaccin en cas de mutation du virus, il faut donc répondre par l'affirmative. "Il y a des centaines de modifications du virus lorsqu'il se transmet", précise Bernard Rentier, virologue et ancien recteur de l'ULiège.


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Le docteur Belkhir explique que le vaccin est axé contre la protéine S, ou Spike, c'est à dire celle qui permet au virus de s'accrocher aux cellules humaines et d'y pénétrer. Les personnes vaccinées ont donc une sorte de bouclier qui empêche ces protéines de faire entrer le virus en elle. Toutefois, la variante britannique du virus qui a causé la fermeture des frontières entre de nombreux pays européens et la Grande-Bretgne présente deux modifications de cette protéine. Rien n'indique pour autant que le vaccin tel qu'il est développé actuellement ne sera pas efficace pour les personnes infectée par le virus mais cela pose question sur la façon dont cette modification s'est opérée. "Si par exemple on donne l'image du virus comme d'un triangle isocèle, s'il devient un cercle, le vaccin devient inefficace mais s'il reste un triangle mais qui n'est plus isocèle, cela n'impacte pas l'efficacité du vaccin", illustre-t-elle.

Toutefois, les sociétés pharmaceutiques sont capables de d'adapter les vaccins aux changements du virus. Le laboratoire allemand BioNtech a assuré qu'il serait capable de fournir un nouveau vaccin en six semaines si le virus se modifiait à un point tel que le précédent serait rendu inefficace. "C'est un peu le scénario catastrophe", sourit la chercheuse qui précise que ce n'est actuellement pas d'actualité. "Mais tout comme on re-vaccine pour la grippe chaque année, on pourrait faire de même. C'est une procédure qui existe mais on en est pas là."

8. Le virus va-t-il disparaître grâce à la vaccination ?

On l’espère tous, mais on vous prévient… La réponse est : probablement non. “Grâce à la vaccination, le virus va être moins présent, mais il ne va peut-être pas disparaître", indique Pierre Coulie.

De son côté, l’Organisation Mondiale de la Santé affirme que la présence du vaccin ne signifie pas que le coronavirus va disparaître. Le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a d’ailleurs mis en garde contre le "sentiment croissant que la pandémie est terminée", malgré les vaccins qui pointent à un horizon proche dans de nombreux pays.

9. De quoi le vaccin protège-t-il exactement ?

“Si on se tient aux résultats des essais en cours qui ont été rendus publiques, on sait que si on est vacciné, on est protégé de la maladie 'légère' (fièvre, toux, la perte du goût et de l’odorat, etc.)", éclaire Pierre Coulie. "Aussi, on sait que le vaccin nous protège des formes graves de la maladie, ce qui veut dire qu’on aura moins de gens aux soins intensifs. En revanche, on ne sait pas encore si le vaccin va diminuer le nombre de décès, même si on peut supposer que ce sera le cas, puisqu’en réduisant les formes graves, on réduit sans doute la mortalité”.

Reste donc à savoir si le vaccin permettra aussi aux vaccinés de ne pas contaminer les personnes avec qui ils sont en contact. Autrement dit, s’il nous protégera des infections asymptomatiques. C’est l’une des inconnues qui persiste encore autour des vaccins. "Le but du vaccin est effectivement celui d’empêcher l’infection, de faire en sorte donc que le nombre de porteurs sains (comprenez : les gens qui ne sont pas malades, mais qui sont contagieux), diminue. On ne sait pas si ces vaccins agissent à ce niveau-là", affirme Pierre Coulie. “Cela dit, toutes ces protections découlent des mêmes mécanismes immunologiques. Je serais très étonné que le vaccin n’agisse pas du tout sur les porteurs sains."

10. Quand puis-je me faire vacciner ?

"Les Belges recevront une lettre de convocation pour se faire vacciner", a déclaré le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke (sp.a) aux micros de VTM. La lettre se veut un encouragement, mais n’oblige évidemment pas le citoyen à se faire vacciner. La convocation sera envoyée aux personnes qui font partie des groupes cibles dans un certain ordre.


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Les premiers vaccins seront administrés le 28 décembre en Belgique. Attention, toutefois : tout le monde ne sera pas vacciné rapidement. Le plan de vaccination s’étale sur plusieurs mois et selon une échelle de priorité. Le vaccin de BioNtech/Pfizer sera le premier à être disponible : 600.000 doses seront distribuées, ce qui permettra de vacciner 300.000 personnes (car le vaccin s’administre en deux doses). Lors de la "Phase 1", dès la fin décembre et qui se poursuivra en janvier, seront vaccinés le personnel et les résidents des maisons de repos et des maisons de repos et de soins, tout comme le personnel soignant de première ligne et le personnel soignant des hôpitaux.


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Suivra la "Phase 1b", lorsque la Belgique disposera de plus de vaccins, en provenance de firmes pharmaceutiques différentes. Les adultes âgées de plus de 65 ans ou ceux entre 45 et 65 ans mais présentant des facteurs de comorbidité seront vaccinés. Durant cette phase devraient être vaccinés également celles et ceux qui exercent des fonctions "essentielles". Pour finir, la "Phase 2" permettra de vacciner les autres individus à risque et le reste de la population adulte.

Comment convaincre les Belges de se faire vacciner ? (JT du 04/12/2020)

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