Coronavirus: les visites restent interdites en maison de repos

Dans les trois régions, jusqu'à nouvel ordre, les visites dans les maisons de repos restent interdites
Dans les trois régions, jusqu'à nouvel ordre, les visites dans les maisons de repos restent interdites - © HATIM KAGHAT - BELGA

Ce mercredi, la Première ministre a permis, sous certaines conditions, de rendre à nouveau visite à des proches résidant en maison de repos.

Si cette perspective réjouit les familles, l’initiative n’est pas appréciée partout. Notamment par les directions des seniories elles-mêmes mais aussi par les Régions.

L’annonce de Sophie Wilmes poursuivait un but : lutter contre le sentiment d’isolement, la détresse ou la tristesse des résidents et de leurs proches. Mais elle provoque un véritable chambard.

Décision sans concertation

Les syndicats s’en sont émus les premiers. Ils regrettent que la décision ait été prise sans tenir compte des difficultés qu’elle provoque. La CNE notamment souligne que les équipes font déjà face à des conditions de travail extrêmement pénibles que les possibles visites vont encore aggraver.

C’est la Région qui décide

Les pouvoirs régionaux sont en fait les seuls à disposer de la compétence sur les maisons de repos. C’est ainsi que, dès le début de la pandémie, ce sont les régions qui ont pris la décision de rendre MR et MRS complètement hermétiques. L’annonce faite hier par Sophie Wilmes les a prises au dépourvu. Aujourd’hui, elles réagissent.

Report général

En Flandre, le ministre Wouter Beke refuse ce que le Fédéral a autorisé. La faculté de visiter les résidents des homes est repoussée, probablement jusqu’au 3 mai. A Bruxelles, son homologue Alain Maron va d’abord s’entretenir avec les acteurs de terrain. Il n’envisage pas non plus la réouverture dans les prochains jours. Un point de vue qui est également, en Wallonie, celui de la ministre Morreale.

Les bourgmestres s’en mêlent

Certains bourgmestres ont aussi réagi. Entre autres, celui de Namur. Le par ailleurs président du cdH, Maxime Prévot, a pris une ordonnance interdisant les visites dans les seniories du secteur public et ne les autorisant que sous réserve dans le privé.
Une décision qu’appuient plusieurs directions qui, de toute manière, peuvent, sans attendre, interdire elles-mêmes des visites qui risqueraient de mettre en danger leurs pensionnaires.

Reportage dans notre 13h de ce jeudi: