Coronavirus : les mers et océans regorgent d’objets essentiels à la lutte contre le virus

Avec la pandémie, des nouveaux déchets viennent souiller les eaux du monde entier. Opération Mer Propre a démontré, l’été dernier, que le volume de déchets a fortement augmenté dans les eaux. Aujourd’hui, des objets essentiels à la lutte contre le coronavirus comme les masques, des gants et même des flacons de gel hydroalcoolique peuvent y être retrouvés.

Pas de système de collecte pour les masques jetables

A cause de la structure très légère, certains masques s’envolent. D’autres sont jetés volontairement dans la nature.

"Il y a un gros problème au niveau des masques jetables. Il n’y a pas de système de collecte et ces masques finissent dans les eaux, dans égouts et dans les canalisations. Ces masques libèrent des microparticules qui peuvent être dangereuses pour l’écosystème", témoigne Emmanuel Mossay.

800.000 masques réutilisables représentent 16 millions de masques jetables

En début de crise sanitaire, plusieurs ateliers de production, se sont rendu compte qu’il y avait un besoin impératif de protection dans les hôpitaux. C’est notamment le cas de Travie, un atelier de production bruxellois, qui s’est lancé d’arrache-pied dans la fabrication de masques réutilisables et qui a produit, avec 2.200 bénévoles, 240.000 masques en seulement 6 semaines.


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Au printemps, 800.000 masques réutilisables ont été produits localement au niveau belge. Un masque réutilisable représente l'équivalent de 20 masques jetables, c'est soit 16 millions de masques jetables évités

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La crise sanitaire génère une surproduction de déchets à usage unique

Une des conséquences de cette pandémie du Coronavirus est également la hausse des achats en ligne pour le non alimentaire (vêtements, informatique, outillage, livres…) mais également la hausse des livraisons de repas à domicile, les takeaway (ex : livraison de pizza).


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Effectivement, le confinement nous a poussé à modifier nos comportements de consommation et notamment à commander beaucoup plus en ligne puisque nous ne pouvions plus nous déplacer. Malheureusement, ces achats en ligne, les takeaway, ont pour conséquence d’augmenter la quantité des déchets d’emballage. Qui ne s’est pas rendu compte que ses poubelles ont augmenté voire doublé durant le confinement ?   Parmi ces déchets d’emballage, il y a beaucoup d’emballage en plastique et des papiers-cartons. Pour rappel, les déchets d’emballage en plastique vont dans le sac bleu PMC ou dans le transparent selon sa commune et les papiers-cartons sont collectés en porte-à-porte ou via le Recyparc.

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Archive du 21/05/2020 - Pollution : les masques se ramassent à la pelle

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