Coronavirus: l'ULiège lance un test Covid de salive à prélever soi-même

Le prototype du test salivaire Covid conçu par l'Uliège
Le prototype du test salivaire Covid conçu par l'Uliège - © Tous droits réservés

Bientôt vous pourrez prélever vous-même votre salive pour tester si vous êtes ou non positif au Covid… L’université de Liège a mis au point un nouveau kit de dépistage salivaire. L’université compte débuter la production à la mi-août. Objectif: environ 2 millions et demi de tests par mois.

C’est une société liégeoise privée, Diagenode, spécialisée dans les kits de diagnostics, qui est chargée de sa commercialisation. Mais la conception et le brevet restent universitaires.

Ces nouveaux tests PCR sont plus rapides et plus simples que les prélèvements actuels effectués dans la gorge et ceux parfois douloureux dans les narines. Des universités et des entreprises se sont déjà montrées intéressées.

Le patient lui-même va tuer le virus

Le principe est simple : un tube en plastique dans lequel on vient fixer un petit entonnoir qui va recueillir la salive. La personne peut donc faire le prélèvement elle-même sans recourir à du personnel médical. Avantage : on pourra tester beaucoup plus de monde. Mais ce n’est pas le seul avantage.

Fabrice Bureau est vice-recteur à la recherche à l’ULiège : "Le kit va permettre à la personne d’effectuer elle-même, la première étape de l’analyse qui se fait d’habitude en laboratoire : l’inactivation du virus, donc le fait de tuer le virus dans le tube."


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Concrètement, en refermant le bouchon, vous libérez un produit qui tue le virus. "Donc, on n’aura pas besoin de laboratoires de haute sécurité pour ouvrir les tubes. On pourra les ouvrir directement dans des laboratoires classiques pour les analyser ensuite." 

Reste alors seulement au laboratoire à effectuer les deux dernières étapes d’analyses après l’inactivation du virus : l’extrait et l’amplification du matériel génétique du virus, le fameux PCR.

Moins efficace mais plus rapide et plus simple

Si ce test salivaire permet un gain de temps et de personnel au niveau des analyses, il est cependant moins efficace. "La sensibilité dans le nez et dans la gorge est autour de 90% tandis que la sensibilité de la salive, c’est à peu près 80%. Mais l’important, c’est d’analyser un maximum de personnes et surtout, déceler parmi les personnes, celles qui sont très contaminantes et les personnes contaminantes ont le virus dans la salive." 

L’université de Liège compte déjà utiliser ces tests dès la rentrée, pour dépister ses 25.000 étudiants et ses 5000 membres du personnel.
 

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