Coronavirus : l'Eglise attristée mais compréhensive quant à la suspension des célébrations religieuses

Coronavirus : l'Eglise attristée mais compréhensive quant à la suspension des célébrations religieuses
Coronavirus : l'Eglise attristée mais compréhensive quant à la suspension des célébrations religieuses - © FRANCOIS NASCIMBENI - AFP

L'Eglise de Belgique se montrait samedi à la fois attristée et compréhensive de la décision du comité de concertation de suspendre dès lundi, et à travers tout le pays, l'exercice collectif du culte afin de lutter contre l'épidémie de coronavirus. S'il est prématuré de déjà s'avancer, elle se veut "remplie d'espérance" quant à la période de Noël et à la possibilité de tenir symboliquement des messes en petit comité, selon les mots de Tommy Scholtès, porte-parole francophone de la conférence épiscopale.

Le week-end de la Toussaint est marqué par un système hybride, avec des célébrations déjà interdites en Région bruxelloise mais toujours autorisées, moyennant le respect des protocoles sanitaires stricts, en Flandre et en Wallonie.

Seulement les funérailles peuvent avoir lieu

Dès lundi, plus aucune cérémonie religieuse ne pourra avoir lieu à travers tout le pays, à l'exception des funérailles, avec maximum 15 personnes, et de l'enregistrement et la diffusion d'une messe par internet, avec la seule présence des personnes nécessaires d'un point de vue technique.


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"On pouvait s'attendre à cette décision, qui nous attriste", commente Tommy Scholtès. "Car nous ne pourrons pas accompagner spirituellement les fidèles en cette période de Toussaint ni les familles des défunts." Il accepte toutefois la mesure car il s'agit de résister "ensemble", dans un esprit de "solidarité", au virus, souligne-t-il.

Les églises restent tout de même ouverte

Les églises restent ouvertes pour y prier, s'y recueillir ou y allumer une bougie, insiste toutefois le porte-parole de la conférence épiscopale. "Elles doivent rester ouvertes et vivantes et montrer que l'Eglise est là. Mais nous allons devoir contrôler la présence des fidèles afin qu'ils n'y soient pas en trop grand nombre en même temps, en particulier dans les églises de ville", prévient-il.


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Un Noël sans pouvoir tenir de messe serait difficile, confie déjà Tommy Scholtès, selon qui il est toutefois prématuré de s'avancer. Il espère que des célébrations pourront "symboliquement" avoir lieu avec un peu de monde et rappelle qu'aucun incident lié au coronavirus n'a eu lieu jusqu'à présent à proximité des églises.

 


 

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