Coronavirus en Belgique : tous les hôpitaux du pays doivent passer en phase 2A

Les hôpitaux du pays qui n'étaient pas encore en phase 2A devront l'être pour le 2 novembre. Cela signifie qu'ils doivent réserver un certain nombre de lits aux patients Covid-19 : 4800 lits normaux et 1200 lits en soins intensifs. A partir de cette phase, lorsque cela est nécessaire, des lits supplémentaires devraient être créés afin d'atteindre cette capacité (15% de lits supplémentaires pour les soins intensifs). Par ailleurs, la planification et l’organisation des soins et interventions autres que pour des patients Covid-19 devront être adaptés, voire suspendus.

La phase 2A est l'une des cinq phases qui font partie d'une feuille de route destinée à optimiser la prise en charge et traitement des patients Covid-19, tout en préservant le plus longtemps possible un fonctionnement normal des hôpitaux. Deux objectifs sont aussi poursuivis : ne pas négliger les soins des patients atteints des autres pathologies, et respecter les règles de sécurité.

Pour le 2 novembre au plus tard, 60% de la capacité en soins intensifs doit être consacrée à des patients Covid-19. Pour cette date, les lits et les équipements devront être prêts, mais pas encore opérationnels (cela dépend du personnel à affecter).

Concrètement : les cinq phases de cette feuille de route prévue afin d’éviter les problèmes rencontrés lors de la première vague sont nommées 0, 1A, 1B, 2A et 2B.

Dans la phase 0, 15% des places aux soins intensifs sont réservées aux patients Covid-19, soit 300 lits pour l’ensemble de la Belgique. Quatre fois ce nombre, soit 1200 lits, est en outre prévu pour les patients Covid-19 ne nécessitant pas de soins intensifs. Ceci permet aux hôpitaux de fonctionner normalement.

Si le nombre de patients vient à dépasser ces disponibilités, le nombre de lits en soins intensifs réservés aux patients Covid-19 pourra évoluer. 25% en phase 1A, 50% en phase 1B, voire 60% en phase 2A. Dans ces cas de figure, la planification et l’organisation des autres soins et interventions devront être adaptés, voire suspendus.

À partir de la phase 2A, des lits supplémentaires seront créés comme ce fut le cas en mars et en avril. Dans la phase ultime du plan, la phase 2B, au moins 2000 lits de soins intensifs seront disponibles pour les patients Covid-19 et 8000 dans les services réguliers. Ces chiffres ont été calculés en fonction des pics de mars et avril derniers.

Il est par ailleurs demandé aux hôpitaux de s'organiser au sein de leur réseau afin de pouvoir arriver à cette augmentation de capacité et de répartir les patients selon un certain plan de répartition "dans un esprit de solidarité", précise le Comité "Hospital & Transport Surge Capacity (HTSC)". Ce comité invite les hôpitaux à reporter les soins réguliers non urgents.

D'ici ce lundi 26 octobre, ces soins non-urgents devront être annulés, et ce pour une période de 4 semaines. Ce sont des activités planifiables qui font appel aux soins intensifs, par exemple une opération, et des hospitalisations classiques ou des activités chirurgicales en hôpital de jour qui ne recourent pas aux soins intensifs.

Annulation de soins

Le Comité Hospital & Transport Surge Capacity évaluera la situation dans un délai de deux semaines et ajustera éventuellement ces lignes directrices.

Ce n'est qu'en cas de nécessité que l'annulation des soins pourrait encore aller plus loin. Cela passerait alors d'abord par les activités non chirurgicales en hôpital de jour, puis les consultations, les activités d'hospitalisation à domicile et les équipes mobiles.

En d'autres termes: les interventions urgentes qui ne peuvent pas être reportées continuent, tout comme la chirurgie cardiaque, etc. Les consultations et les hospitalisations de jour, si elles ne sont pas chirurgicales, restent donc possibles pour le moment.

Mais "toutes les thérapies nécessaires (à la vie) en cours (chimiothérapie, dialyse, ....) ou la réadaptation nécessaire seront également poursuivies. Les hôpitaux sont des lieux sûrs pour poursuivre ces soins étant donné que les soins COVID sont clairement séparés des soins non COVID", précise le Comité HTSC.

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