Coronavirus en Belgique : pour Jérôme Lechien, chercheur optimiste, "on va sortir beaucoup plus vite qu’on ne le pense de cette situation"

C’est un discours qui fait plaisir à entendre en cette période où notre moral est au plus bas : "Quand on voit les études et la recherche qui évoluent, je pense qu’on va sortir beaucoup plus vite qu’on ne le pense de cette situation. On a maintenant des possibilités thérapeutiques que l’on n’avait pas forcément auparavant. On a la vaccination."

C’est l’avis de Jérôme Lechien, il est O.R.L., chef de clinique à Paris et chercheur à l’Université de Mons. Il est notamment le coauteur d’une étude qui montre que même si on a déjà été infecté par le Covid 19, on peut être infecté une deuxième fois, en général avec les mêmes symptômes. "Ce n’est pas parce qu’on a déjà fait une forme légère du Covid qu’on ne doit pas bénéficier du vaccin", déclare-t-il sur le plateau de notre JT.


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Mais pas question d’utiliser les résultats de cette étude pour mettre en place de nouvelles restrictions, clame Jérôme Lechien. "Il faut continuer certains gestes simples et certaines mesures mais je ne veux pas que notre étude serve à renforcer certaines restrictions." Et de rappeler qu’il faut protéger la santé physique mais aussi la santé mentale des citoyens, quelque peu oubliée pendant cette crise.

Un juste milieu entre le risque de refaire un covid et la santé mentale

"En médecine, on ne soigne pas une maladie. On ne soigne pas un système. On soigne un être humain qui a également une santé psychologique. Je pense qu’il faut trouver un juste milieu entre le risque de refaire un covid et la santé mentale des gens."

Et de rassurer ceux qui ont du mal en ce moment. "Je pense qu’on va bientôt pouvoir revivre, voire vivre mieux qu’avant en tirant certaines conclusions. Donc moi, je me montre positif."

Un optimisme qui rejoint les paroles d’Yves Van Laethem ce matin lors de la conférence de presse du centre de crise de ce matin. "Nous ne sommes pas au début d’une troisième vague", expliquait-il. Un avis qui rejoint en quelque sorte celui d’Emmanuel André même s’il présente les choses différemment. Le microbiologiste parle, lui, d’une 3e vague avec l’arrivée du variant britannique mais rappelle qu’on a les outils en main pour aplatir la courbe.

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