Coronavirus en Belgique : le secteur des titres-services demande aux autorités d'interrompre les activités d’aide au ménage

Federgon, la fédération qui représente entre autres le secteur des titres-services, demande aux autorités de fermer l’activité d’aide au ménage et les ateliers de repassage en raison de l’épidémie de coronavirus.

La crise provoque une inquiétude légitime chez de nombreux clients et aides-ménagères. Les clients décommandent massivement leur aide-ménagère, et les aide-ménagères rentrent un certificat de maladie. De ce fait, le fonctionnement normal du secteur n’est plus possible, explique mardi la fédération sectorielle dans un communiqué.

Federgon demande aux autorités, tant fédérales que régionales, "de soutenir le secteur et de prendre des mesures pour aider celui-ci à surmonter cette période difficile, et ce dans l’intérêt des aide-ménagères, des familles et des entreprises".

Demande de suspension des activités mais pas encore de vraie solution

Pour Arnaud Legrelle, directeur de Federgon pour la Wallonie et Bruxelles, "la position de Federgon a évolué au fil des heures et des jours". "Au départ il y avait la volonté de sauver l’activité pour permettre aux agences de conserver un chiffre affaires et aux aide-ménagères jusqu’au point ou aujourd’hui nous demandons aux autorités de fermer le secteur car il convient d’être responsable en ces circonstances".

Cette demande répond aux inquiétudes des travailleurs et des clients. La demande a donc été formulée aux autorités fédérales de suspendre les activités du secteur.

Mais cette suspension, si elle est validée par les autorités, ne répondra qu’aux inquiétudes en matière de santé publique mais pas aux préoccupations économiques du secteur.

Arnaud Legrelle estime que si cette demande de suspension du travail dans le secteur est approuvée "ça ne résout rien car il faut trouver un moyen de sauver le secteur et qu’il ne s’effondre pas en trouvant des solutions adéquates pour que les aide-ménagères et les employés et entreprises du secteur, c’est à dire assurer un salaire décent aux aide-ménagères et aux autres travailleurs du secteur".

"Il existe des solutions comme le chômage mais il n’est que palliatif car l’indemnisation est extrêmement faible alors que nous sommes un secteur avec des salaires faibles et avec beaucoup de travail partiel", selon le directeur Wallonie-Bruxelles de Federgon.