Coronavirus en Belgique : 387 personnes ont pu quitter l'hôpital ces dernières 24 heures pour un total de 8348

Le centre interfédéral de crise Covid-19 du SPF Santé a tenu sa conférence de presse quotidienne ce samedi.

Voici les chiffres mis à jour et diffusés par Sciensano, à propos de la situation en Belgique arrêtée au 17 avril 2020 :

  • Nombre de cas rapportés au cours des dernières 24 heures : 1045 (dont 221 en maison de repos) répartis comme suit

    • Flandre : 608 (58%)
    • Wallonie : 298 (29%)
    • Bruxelles : 128 (12%)
       
  • Total des cas confirmés depuis le début de la crise : 37.183 (dont 2447 en maison de repos)
  • Nombre de nouvelles hospitalisations : 303 (387 personnes ont pu quitter l’hôpital) pour un total de 12.865 personnes hospitalisées (8348 sorties de l’hôpital)
  • Nombre de décès rapportés au cours des dernières 24 heures : 290 (93 en hôpital et 192 en maison de repos, dont 31% de ces cas confirmés par un test) répartis comme suit :
    • Flandre : 119 (41%)
    • Wallonie : 134 (46%)
    • Bruxelles : 37 (13%)
       
  • Total des décès rapportés depuis le début de la crise : 5453 (2579 en hôpital, 2772 en maison de repos)
  • Nombre de lits d’hôpital occupés : 5069 (soit 92 de moins que la veille) dont 1119 en soins intensifs (21 de moins que la veille)

S’isoler dès les premiers symptômes

Outre ces chiffres, Emmanuel André et les autres membres du centre de crise ont présenté les résultats de la première partie de l’étude de Sciensano.

Réalisée auprès de 40.000 Belges celle-ci a permis de mettre en lumière leurs réflexes lorsqu’ils présentent des symptômes. En effet, 1 Belge sur 5 seulement s’isolerait dès les premiers symptômes.

Les autres auraient tendance à attendre d’avoir pu contacter leur médecin traitant avant de le faire. Un comportement d’autant plus problématique que c’est lors des premiers jours que l’on est le plus contagieux ont rappelé les experts du centre de crise.

Différentes souches de coronavirus en Belgique ?

Autre question évoquée lors de ce point presse, celle de l’arbre phylogénétique du coronavirus en Belgique.

Le coronavirus a-t-il évolué/changé depuis son arrivée chez nous ? Un questionnement auquel EmmanuelAndré répond d’emblée avec un trait d’humour, en s’excusant de devoir faire un cours de génétique et de microbiologie un samedi matin.

En bon pédagogue, le virologue rappelle que lorsqu’un virus se propage de manière active dans la population, c’est le même virus que l’on retrouvera sur l’ensemble du pays.

Cela prouverait cependant que les mesures prises n’auraient pas permis d’endiguer une diffusion massive d’une seule et même souche du virus. Et de rappeler que c’est notamment le cas dans d’autres pays.


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Chez nous, la situation est différente puisque les analyses génétiques réalisées dans les différents laboratoires de référence montrent que l’introduction du coronavirus n’a pas eu lieu à un seul endroit, mais à une multitude d’endroits différents.

Les mesures de confinement prises par la Belgique ont notamment permis de limiter la propagation autour de ses "lieux d’introduction". Sans ces mesures, la diffusion de ces multiples souches aurait été bien plus étendue entraînant une situation bien plus compliquée que celle que nous connaissons actuellement.

Plus de 50% des décès dans les maisons de repos

Concernant la mortalité, le Professeur Coppieters, invité sur le plateau du JT de 13 heures, a souligné l’importance du suivi sanitaire dans les maisons de repos.

Prenant au mot la "liaison entre les maisons de repos et les hôpitaux" évoquée par la ministre de la Santé publique Maggie De Block, l’épidémiologiste évoque la nécessité pour les spécialistes COVID19 des hôpitaux de pouvoir descendre dans les maisons de repos les plus à risque, cela afin d’amener leur science clinique.

Inégalité géographique face au coronavirus

Face au coronavirus, tous les Belges ne sont pas égaux. Le lieu de résidence jouerait également un rôle.

C’est ce qui ressort d’une étude du chercheur Marius Gilbert dans laquelle les différences entre provinces sont parfois criantes.

Pour Yves Coppieters, divers facteurs peuvent expliquer cela. Les capacités hospitalières jouent en effet un rôle tout comme la densité de la population, la diversité sociale ainsi que le type de tissu, urbain ou rural.

Outre les disparités, une constante néanmoins pour l’épidémiologiste : les pics hebdomadaires résultant selon lui du fameux "effet week-end" que l’on retrouve dans toutes les provinces.

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