Tracing : "On a tout fait pour avoir une application qui garantisse le respect de la vie privée", estime Karine Moykens

C’est aujourd’hui qu’a été lancée la nouvelle application de traçage, permettant d’avertir ses utilisateurs d’un contact avec une personne infectée par le Covid. Inutile de vous précipiter pour la télécharger car elle n’est pour l’instant disponible que pour quelques milliers de testeurs.

C’est un outil présenté comme important pour lutter contre l’épidémie notamment dans le cadre du suivi de contact. L’application Coronalert est en phase de test depuis ce vendredi. Des milliers de Belges ont commencé à l’utiliser. Premier bilan avec Karine Moykens, présidente du Comité interfédéral testing et tracing.

L’un des plus gros défis de ses équipes est de convaincre les Belges de télécharger et d’utiliser cette application. En cette phase test, un panel de 10.000 Belges peut potentiellement l'installer. "Pour le moment, 5000 personnes ont déjà téléchargé l’application, explique Karine Moykens. Ça va augmenter dans le courant du week-end et de la semaine prochaine pour arriver à environ 7000 personnes."

Oui, je pense qu’on a bien démarré

Les premiers retours sont plutôt encourageants pour la présidente du Comité interfédéral testing et tracing. "Les gens nous envoient des e-mails et des tweets en nous disant que c’est pratique, facile à installer. Ils comprennent les clauses concernant la vie privée. Donc, oui, je pense qu’on a bien démarré."

D’autres pays européens ont mis en place ce genre d’applications. En revanche, nos voisins français ont opté pour un système moins respectueux de la vie privée des utilisateurs, plaide Karine Moykens.  

Ce qui explique qu'elle a peu de succès, souligne-t-elle. Il ne faut pas s’attendre au même scénario chez nous selon Karine Moykens. "La France a choisi une application différente de la nôtre."


►►► À lire aussi: Le test de l'application Coronalert débute ce vendredi


"Nous avons choisi une application déjà en place en Suisse, en Allemagne, aux Pays-Bas par exemple où le respect pour la vie privé est beaucoup plus grand. On a tenu compte de cet aspect. 18 pays en Europe ont une appli sur la même base que la nôtre. C’est dommage que les Français n’aient pas la même. Ça aurait été pratique pour les frontaliers.

L’autorité responsable pour la protection des données privées nous a donné le feu vert

En Allemagne et en Suisse, 20% de la population ont installé l’application, fait savoir Karine Moykens. "En Irlande, ça monte à 35%. Espérons qu’on atteindra ce chiffre en Belgique également."

Ce qui effraie la population c’est bien l’utilisation des données privées. Karine Moykens donne des garanties : "On a tout fait pour avoir une application qui donne des garanties pour le respect de la vie privée. L’autorité responsable pour la protection des données privées en Belgique nous a donné le feu vert."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK