CNS : la quatorzaine se transforme en une semaine d'isolement à conclure avec un test

En suivant l'exemple de la France, le Conseil National de Sécurité (CNS) a choisi de diviser par deux la durée d'isolement nécessaire pour une personne asymptomatique qui a été en contact avec une personne positive. Semaine d'isolement qui sera conclue par un test afin de vérifier si la personne est positive ou non au COVID-19. 

Lors du Conseil National de Sécurité (CNS) de ce mercredi 23 septembre, la Première ministre Sophie Wilmès a détaillé le mode opératoire à suivre à partir du 1er octobre.

Si vous êtes contactés par le centre de test, ou savez que vous avez eu un contact rapproché avec une personne infectée : mettez-vous en isolement durant 7 jours à compter de la date du contact avec cette dite personne. Ensuite, vous devrez passez un test de dépistage au 5ème jour si aucun symptôme ne survient. Si le test est négatif, vous pourrez sortir de l'isolement après cette semaine.  En revanche, si le test est positif : vous devrez rester en isolement durant une semaine supplémentaire. 

Dans le cas où vous présentez des symptômes (même sans être en isolement), il faut contactez votre médecin au plus vite afin de vous faire tester.

La précision quant au critère "asymptomatique" à la semaine au lieu d'imposer directement un quatorzaine d'isolement vise à soulager les centres de testing déjà fortement chargés, ainsi que les médecins généralistes sollicités eux aussi. Toutefois, la Première ministre assure : "Il est nécessaire d'augmenter le nombre de tests réalisés par jours, et aussi la vitesse de traitements des tests (pour un résultat plus rapide)". 


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La Belgique n'est pas le premier pays à diminuer ce délai, et donc à alarmer l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la durée des quarantaines à observer. Avant nous, la France, le Royaume-Uni et l'Irlande avaient déjà choisi de fixer la durée de quarantaine sous les 14 jours. Malgré une hausse des cas en France, les experts estiment que le virus contaminent moins de monde qu'au printemps. L'autre raison qui a poussé nos voisins à diminuer cette durée d'isolement est aussi qu'elle est jugée comme peu suivie par les potentiels infectés. En divisant par deux cette quarantaine nécessaire, cela motiverait peut-être un plus grand nombre de citoyens à là respecter scrupuleusement. 

Il y a quelques jours, la ministre de la santé Maggie de Block, souhaitait suivre la même dynamique que son homologue français Olivier Véran. Bien que le virus se répande plus rapidement aussi chez nous, la ministre fédérale ne souhaite pas reconfiner le pays. Allant à l'opposé des avis conseillés par l'OMS, cette raison de classer les personnes asymptomatiques  a donc pris le dessus lors de ce CNS. 

De son côté, l'organisation n'est pas prête du tout à remettre en question la durée de quarantaine en cas de contact avec une personne infectée : "Nous ne la réviserions que sur la base d'un changement de notre compréhension de la science, ce qui n'est pas le cas jusqu'à présent", insiste Catherine Smallwood, en charge des situations d'urgence à l'OMS Europe. 

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