"Ce sont effectivement les bars qui sont un point de départ de contaminations", selon Yves Van Laethem

"Rien ne prouve que l’Horeca soit responsable de plus de contaminations qu’un autre secteur." C’est la première réaction de Frédérick Da Soge, un patron de bar de nuit, à l’annonce d’une fermeture à 23h des cafés à Bruxelles. "On est abasourdi par cette prise de mesures […] on a tous fait un effort pour mettre en place ces mesures. Et tout ça a un coût pour les patrons de bar", continue l'administrateur de l'Horeca à Bruxelles. Pour prendre son exemple, les portes de son établissement sont fermées depuis 6 mois. 


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Alors, l’affirmation de ce patron de bar de nuit est-elle juste ? Est-ce que l’Horeca n’est pas plus contaminateur qu’un autre secteur ? Yves Van Laethem, virologue et porte-parole du centre de crise, n’est pas tout à fait d’accord avec cette affirmation. "Il y a évidemment plusieurs causes aux contaminations. En partie, les réunions familiales sont responsables, on le sait."

Ce sont effectivement les bars qui sont un point de départ de contaminations

"Dans le nord du pays, dans la province d’Anvers, en France également, un certain nombre de situations ont montré qu’au sein de tout ce qui est récréatif, au sein de l’Horeca, ce sont effectivement les bars qui sont un point de départ de contaminations, de clusters, ce que l’on peut aisément comprendre malgré leurs arguments qui sont tout aussi compréhensibles."

Le soir tombant, l’alcool faisant son effet, le mouvement d’un bar se mettant en route, les risques de contaminations y sont potentiellement plus importants, répond Yves Van Laethem sur notre plateau du JT.

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