Des "entreprises libérées" où il fait bon travailler

Des « entreprises libérées » où il fait bon travailler
2 images
Des « entreprises libérées » où il fait bon travailler - © Tous droits réservés

Elles sont plutôt rares en Belgique, ces entreprises dites " libérées " mais elles contribueraient de manière évidente au bien-être de ces travailleurs.

Le concept est assez récent et il n’en existe qu’une dizaine d’entreprises qui l’appliquent pour le moment sur le territoire belge. "L’entreprise libérée, c’est une philosophie basée sur quelques croyances extrêmement simples", explique le créateur du concept, Isaac Getz, professeur de comportement organisationnel à l’Europe Business School. "Ces croyances sont que l’homme est digne de confiance. Que chacun a un don, un potentiel et que les êtres humains préfèrent s’auto-diriger que d’être dirigé." Dans ces entreprises d’un genre nouveau à l’organisation révolutionnaire, il n’y a plus vraiment de chef. Les employés sont en autogestion.

Au magasin Décathlon de Namur, par exemple, il n’y a pas de gérant. Les employés gèrent eux-mêmes l’organisation du travail, le recrutement de collaborateurs ou encore leurs horaires. Tous les employés semblent épanouis. Mais le système est trop récent pour évaluer si le travail y est vraiment plus efficace. Certaines sociétés vont mêmes plus loin que dans ce magasin. Equal Partners est un bureau d’avocats associés à Bruxelles. Dans ce bureau, tous les associés sont sur un pied d’égalité. Certains avocats assument la gestion, d’autres le recrutement. Tout le monde a plusieurs jobs et chacun décide même de son propre salaire et le soumet ensuite aux autres.

Ces formes de managements peuvent surprendre dans le monde professionnel mais "c’est vrai qu’on retrouve dans ce modèle des ingrédients qui sont bien connus pour être des facteurs clés de bien-être au travail", indique Nathalie Delobbe, professeur à la Louvain School of Management. "Par exemple : une organisation dans laquelle le travailleur se voit restituer un pouvoir de décision et un certain contrôle sur son travail. Une organisation où on valorise le lien social, où on travaille en équipe." Mais pour Nathalie Delobbe, pour travailler dans ce genre d’entreprise, il faut adhérer à un modèle idéologique très fort et ces formes de management peuvent exercer une forte pression sociale sur le travailleur.

Sylvie Duquenoy s'est intéressée à ces entreprises pour Questions à la Une. Son enquête, "Peut-on être heureux au travail?", est à revoir dans la vidéo ci-dessous:

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK