« Si vous êtes ministre », Barbara Trachte d’Ecolo

Dans Soir Première, Arnaud Ruyssen a décidé d’inviter chaque soir, pendant trois semaines, un candidat ou une candidate aux élections du 26 mai prochain. Chacun doit répondre à des interpellations très concrètes des acteurs de terrain. Ce jeudi, c’est Barbara Trachte, députée bruxelloise, qui a joué le jeu.

 

Manger autrement dans les cantines scolaires

Parmi les mots-clés de la soirée, Barbara Trachte a dû réagir au mot « Santé ». On sait qu’un tiers des Belges souffrent de maladies chroniques dues essentiellement à quatre causes : le tabac, l’alcool, la sédentarité et l’alimentation. Quatre aspects qu’elle veut prendre à bras-le-corps. « Ces constats sont le reflet de nos modes de consommation et de nos modes de vie. Ecolo souhaite permettre au citoyen de mieux s’alimenter ! Pour donner un exemple concret de ce qui peut être fait, il faut savoir que les écologistes sont des experts des marchés publics de l’alimentation dans les cantines scolaires, notamment. Nous travaillons de manière concrète à l’importance de proposer de temps en temps des repas végétariens, à l’importance de légumineuses qui sont des protéines végétales qui sont aussi intéressantes que la viande, … Ce sont des projets concrets que nous tentons de mettre en place en Fédération Wallonie-Bruxelles. » Des propositions qui pourraient rejoindre les inquiétudes des producteurs de viande ? Non, d’après Barbara Trachte. « Non, pas s’ils produisent de la viande de qualité. Nous essayons d’aller vers une transition écologique qui sera plus respectueuse de l’environnement et de la santé des habitants. »

 

Fusionner l’UCL et l’Université Saint-Louis ?

On parle là d’un dossier qui est resté bloqué en fin de législature : depuis plusieurs années, l’Université Catholique de Louvain et l’Université Saint-Louis affichent leur volonté de fusionner, mais ça coince. « Le dernier gouvernement est resté inactif dans ce dossier. Les partenaires socialistes n’étaient pas favorables à cette fusion. Nous, on a toujours été séduits par la logique géographique et de décloisonnement entre le libre et l’officiel que proposait le décret paysage. Un décloisonnement qui nous a toujours semblé intéressant, au bénéfice de l’enseignement et des étudiants. Mais il faut bien constater que lors de cette législature, le ministre Marcourt n’a pas réussi à faire prendre la sauce entre les différents acteurs de l’enseignement. » Alors, concrètement, si vous êtes ministre, quelle sera votre position ? « Il me semble difficile de refuser ou de s’opposer à cette fusion. Il ne faut pas oublier que ça fait des années que ces institutions travaillent ensemble. Il est important aujourd’hui de calmer les esprits, d’écouter les aspirations de chacun. »

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