Elio Di Rupo: "La fin du monde et la fin du mois, ce sont les mêmes combats"

La justice sociale au coeur des discours socialistes du 1° mai
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La justice sociale au coeur des discours socialistes du 1° mai - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Comme chaque année, le premier mai est synonyme de fête du travail pour les militants socialistes. Cette année, c'est Louvexpo à La Louvière qui avait été choisi pour accueillir les discours des ténors du parti et du syndicat devant une foule de militants et sympathisants. A moins d'un mois des élections, ils se sont surtout attaqués au bilan du gouvernement fédéral sortant et avancé les principales idées de leur programme.


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Thierry Bodson, patron de la FGTB wallonne a été l'un des premiers à monter sur scène. Il a été particulièrement virulent contre l'éventuelle possibilité d'une nouvelle suédoise: "Un nouveau gouvernement MR et/ou N-VA, ce serait un boulevard vers le soft totalitarisme. Car qui peut croire qu'avec ces partis, on avancerait sur nos priorités, sur un salaire minimum à 14 euros brut de l'heure, sur une pension légale de minimum 1500 euros net par mois." Le syndicat socialiste qui s'opposera à tout gouvernement qui compte dans ses rangs les libéraux francophones ou les nationalistes flamands.

La dignité des travailleurs, des migrants, des femmes est en danger

Le patron de la mutualité socialiste, Solidaris a suivi sur la scène. Jean-Pascal Labille n'a pas hésité à parler du danger que le MR et la N-VA représentent pour notre société: "Ce sont les fondamentaux de notre démocratie qui sont en danger : la sécurité sociale est en danger, l’Etat de droit est en danger, la dignité des travailleurs, des migrants, des femmes est en danger." Et il n'hésite pas à ajouter que "Nous socialistes avons d’autres ambitions collectives qui celles de punir les pauvres et d’enrichir les nantis. Nous voulons construire une société de semblables."

A côté de la direction du PS et de Solidaris, il y avait aussi le président de la FGTB, Robert Verteneuil. Même si la FGTB regrette quelques erreurs du parti socialiste dans son discours, les différentes organisations font bloc à quelques semaines du scrutin. Il résume d'abord le bilan du gouvernement en un mot: "Précarité, Précarité et encore Précarité". Il a ensuite appelé les dirigeants socialistes à tout mettre en œuvre pour que le pouvoir d'achat des travailleurs retrouve un niveau suffisant. Et pour le financer, il dégaine la justice fiscale: "il faudra déplacer l'effort fiscal des épaules les plus fragiles vers les épaules les plus robustes."

Salaire minimum à 14 euros de l'heure

Comme d'habitude, le président du PS, Elio Di Rupo a été le dernier à monter sur la tribune. Comme ceux qui l'ont précédés, il s'est attaqué principalement au bilan du gouvernement Michel: "Pendant quatre ans et demi, le gouvernement Michel a favorisé une minorité de privilégiés. Et il a appauvri la majorité des citoyens." Il a ensuite mis en avant une série de propositions du programme socialiste: augmentation du salaire minimum à 14 euros de l'heure, réduction de la TVA sur l'électricité de 21 à 6%, remboursement intégral des consultations chez le médecin généraliste, des repas chauds gratuits à tous les enfants en maternelle et en primaire,...

Pour financer toutes ces propositions il avance sa proposition globale, la justice fiscale. Un terme qui regroupe à la fois la lutte contre la fraude fiscale, la suppression des cadeaux fiscaux ou encore un impôt sur le grand capital. Elio Di Rupo qui n'oublie pas non plus le réchauffement climatique dans son discours. Mais pas question de faire peser les réformes nécessaires sur les plus précarisés: "La fin du monde et la fin du mois, ce sont les mêmes combats." Le parti socialiste qui se dit en ordre de marche pour retourner à la barre du gouvernement à tous les niveaux de pouvoir.

 

 

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