Elections 2019 : les enjeux en terre verviétoise

Elections 2019 : les enjeux en terre verviétoise
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Elections 2019 : les enjeux en terre verviétoise - © FILIP CLAUS - BELGA

Le 26 mai prochain, nous voterons à la fois pour le Parlement wallon, la Chambre des représentants et le Parlement européen. En Communauté germanophone s’y ajoutera le Parlement germanophone. Et dans l’arrondissement de Verviers, avec six députés régionaux plus deux communautaires et deux députés fédéraux, il y aura des changements.

Tout d’abord au niveau régional. Un seul des députés sortants sera réélu de manière directe. Au mieux, quatre autres ont une petite chance de se maintenir via la suppléance.

Le PS compte actuellement deux élus. Sa tête de liste, André Frédéric, était jusqu’à présent député fédéral. Il ne fait aucun doute qu’il sera élu. La deuxième candidate est germanophone. Si elle est élue, Véronique Bonni devrait pouvoir rempiler à la Communauté française puisqu’un germanophone ne peut pas siéger dans ce parlement. C’est ce qu’on appelle l’effet Damseaux.

Au MR, C’est Pierre-Yves Jeholet qui emmène les troupes. Il sera à coup sûr réélu. Il est suivi d’une germanophone, Christine Mauel, un temps présentée comme tête de liste Ecolo avant d’avouer qu’elle n’avait pas lu le programme de ce parti avant d’accepter. Ici aussi l’effet Damseaux pourrait jouer pour permettre au suppléant Charles Gardier de rempiler mais cette fois uniquement à la Communauté française. Et si Pierre-Yves Jeholet redevient ministre, ce qui est probable en cas de participation du MR à la majorité wallonne, la verviétoise Stéphanie Cortisse pourrait être appelée à siéger dans les deux assemblées.

Au cdH et chez Ecolo, les suppléants pourraient devenir députés

Ecolo a placé une germanophone en tête de liste, Anne Kelleter. Difficile d’imaginer que les Verts n’aient pas au moins un élu. Et dans ce cas c’est le theutois et député sortant Matthieu Daele qui sera appelé à la Communauté française. Matthieu Daele qui trouve ainsi le moyen de contourner les règles internes de son parti qui interdisent de siéger plus de deux fois dans la même assemblée.

Quant au cdH, c’est la ministre Marie-Martine Schyns qui occupe la tête de liste. Elle n’était pas députée régionale au moment de devenir ministre. Le cdH verviétois étant généralement dopé par le vote des Germanophones, il pourrait conserver son unique élu. Si le cdH reste dans la majorité, et si Marie-Martine Schyns redevient ministre, ce sera une belle opération pour les humanistes car le premier suppléant est germanophone. C’est lui qui siégerait au Parlement wallon tandis que le deuxième suppléant, la députée sortante Valentine Bourgeois, pourrait espérer rejoindre le parlement communautaire.

Bien entendu, les suppléants cités ne deviendraient députés que s’ils obtiennent des voix de préférence les classant dans le même ordre que sur leur liste.   

Et les autres partis ?

Ils sont six autres partis (PTB, Parti populaire, Défi, Wallonie insoumise, Listes Destexhe et Collectif citoyen) à se présenter mais il est assez peu probable qu’ils décrochent un siège. Au vu des sondages et de la situation particulière de l’arrondissement de Verviers, l’enjeu sera de voir si Ecolo décroche un deuxième siège et dans ce cas s’il le prend au PS ou à un autre parti.

Election fédérale

Au niveau fédéral, un seul député issu de l’arrondissement de Verviers devrait le rester : la MR germanophone Kattrin Jadin, qui occupe la deuxième place sur cette liste. Les listes étant provinciales, elles ne comptent que peu de Verviétois. Ainsi au PS, la première verviétoise est huitième. Aucune chance pour elle d’être élue. La seule possibilité de voir un socialiste verviétois siéger dans cette assemblée, c’est que Frédéric Daerden devienne ministre, ou que Marc Goblet, l'ancien président de la FGTB, placé en dernière position, soit malgré cela élu. Dans le cas où Frédéric Daerden deviendrait ministre (fédéral ou régional), c’est l’échevin verviétois Malik Ben Achour qui devrait le remplacer.

Celui qui a placé le plus de Verviétois dans le haut de sa liste, c’est le cdH. Ils sont trois dans les cinq premières places. Si ce parti conserve ses deux élus, ce qui est loin d’être acquis, le bourgmestre malmédien Jean-Paul Bastin, deuxième sur cette liste, pourrait devenir député. Quant à Ecolo, il faudrait qu’il passe de 1 à 3 élus pour y voir un verviétois, à savoir la theutoise Julie Chanson.

Les 15 autres partis ne présentent pas de candidats verviétois ayant une réelle chance d’être élus.

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