Primaires de la gauche française: qui est Benoît Hamon?

Dimanche soir, au QG de Benoît Hamon, les militants ont laissé exploser leur joie à l'annonce des résultats du premier tour de la primaire de la gauche. Premier, loin devant Manuel Valls, Benoît Hamon a déjoué les pronostics. "Vous avez adressé un message clair d'espoir et de renouveau", a-t-il déclaré à une assistance survoltée. "Le désir d'écrire une nouvelle page de la gauche et de la France."

Benoît Hamon, c'est, en effet, la gauche décomplexée. La gauche déçue par François Hollande. Ces dernières semaines, il n'a eu cesse de critiquer le bilan de ce quinquennat : "Mon sentiment le plus profond, c'est un sentiment d'inachevé", regrettait-il lors du débat des candidats à la primaire de la gauche du 13 janvier dernier.

Pourtant, Benoît Hamon a fait partie du gouvernement de Manuel Valls en 2014, en tant que ministre de l’Éducation nationale. Mais il n'y restera que 147 jours, d'avril à août 2014. En désaccord profond avec les orientations socio-économiques de l'équipe Valls, il jette l'éponge, fin août 2014, en compagnie d'Arnaud Montebourg.

Proposition phare : le revenu universel

Mais les relations entre les deux frères d'armes vont se tendre, l'été dernier. En août 2016, Benoît Hamon prend son compagnon frondeur de vitesse et se porte candidat à la primaire de la gauche, quelques jours avant Arnaud Montebourg.

Benoît Hamon va alors se jeter corps et âme dans la campagne avec des mesures très à gauche, qui plaisent à l'électorat français, comme la réduction du temps de travail, et surtout, le revenu universel : une allocation de base de 750 euros pour chaque Français.

Le soutien des Jeunes Socialistes

Âgé de 49 ans, ce Breton a été député européen entre 2004 et 2009. Mais c'est surtout en 2008 que le grand public le découvre lorsqu'il est nommé porte-parole du PS par Martine Aubry. A l'époque déjà, il déclarait : "J'essaie d'être le porte-parole d'abord des militants socialistes, et surtout de ce que je ressens être aujourd'hui comme les besoins des classes populaires et des classes moyennes."

Militant pour le syndicat étudiant UNEF dans les années 80, Benoît Hamon, a aussi été le premier président du Mouvement des Jeunes socialistes en 1993. Un passé qui pourrait bien peser dans la balance, car déjà, beaucoup de socialistes de la base ont décidé de lui apporter leur soutien.

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