"Heil Trump!": quand l'extrême-droite célèbre Trump avec des saluts nazis

Le président élu Donald Trump a fini par dénoncer les groupes d'extrême droite qui manifestent leur soutien au milliardaire depuis le début de sa campagne. Cela n'a pas empêché l'extrême droite suprémaciste blanche et néonazie de fêter la victoire du populiste avec des saluts nazis et des "Heil Trump".

L'opinion publique américaine s'est émue du fait que le président élu n'avait pas assez rapidement dénoncé "M. Trump qui a pourtant le tweet facile, est resté silencieux lorsque quelque 200 nationalistes blancs" d'extrême droite se sont réunis samedi à Washington "pour célébrer son élection avec une fête très publique emplie de propos orduriers racistes et antisémites", avait écrit le New York Times dans son éditorial de mardi.

"M. Trump, qui a sorti ce groupe de l'ombre pendant la campagne, a le devoir de dénoncer sans équivoque sa propagande toxique", poursuviat l'influent quotidien.

Il y a une connexion psychique, ou plus profonde, pourrait-on dire, avec Donald Trump

La conférence, prévue avant de connaître les résultats de la présidentielle du 8 novembre, était organisée dans un centre de congrès à deux pas de la Maison Blanche par le "National Policy Institute" (NPI), un groupe d'extrême droite.

L'un des organisateurs, Richard Spencer, a fini son discours par les cris "Hail au peuple! Hail notre victoire!", employant le mot anglais équivalent du "Heil" allemand, repris en cœur par l'assemblée et accueilli par des saluts nazis, comme on le voit sur une vidéo mise en ligne par le site The Atlantic.

Des cris "Heil Trump!", ont alors été lâché par des participants expliquent des journalistes présents. Richard Spencer a dit au New York Times qu'il n'estimait pas que le président élu appartient à cette mouvance. "Mais je pense qu'il y a une connexion psychique, ou plus profonde, pourrait-on dire, avec Donald Trump, d'une manière que nous n'avons tout simplement pas avec la plupart des républicains".

Donald Trump a choisi Steve Bannon, ex-patron du site d'extrême droite Breitbart et caisse de résonance de l'alt-right, pour mener sa fin de campagne puis l'accompagner comme haut conseiller lorsqu'il entrera à la Maison Blanche le 20 janvier.

"Si Trump ne fait pas quelque chose de plus fort pour désavouer ses partisans néo-nazis, ils continueront leur marche insolente vers le grand public", écrivait mardi un célèbre éditorialiste du Washington Post, Dana Milbank, avant d'appeler lui aussi Donald Trump a prendre une position ferme.

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