Si Donald Trump était président des États-Unis...

Le milliardaire n’a jamais été élu. Il n’a jamais reçu aucun mandat. Alors pour savoir à quoi ressemblerait sa politique à la Maison-Blanche, on ne dispose que de ses déclarations pour tenter de se faire une idée.

Les musulmans interdits d’entrer dans le pays

À peine installé dans le bureau ovale, le président Trump pourrait décider "l’arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux États-Unis" ainsi qu’il l’avait promis lors des primaires républicains. Mais comme souvent, l’aspect pratique d’une telle mesure n’a pas été précisé par le magnat de l’immobilier. Qui est concerné ? Les immigrants ? Les touristes ? Sur quelle base identifiera-t-on qu’ils sont musulmans ? Ces nombreuses questions restent en suspens.

Dans tous les cas, il y a fort à parier qu’une telle mesure serait retoquée, car discriminatoire. En effet, la constitution américaine interdit le "religious test", c’est-à-dire la discrimination religieuse.

Un mur le long de la frontière mexicaine

Autre population à laquelle les frontières américaines seraient fermées de façon drastique : les immigrés clandestins en provenance du Mexique. Et pour y parvenir, Donald Trump érigerait un mur le long de la frontière. "Nous aurons un mur. Ça marchera. Tout ce que vous avez à faire c'est de demander à Israël. Le mur, ça marche, croyez-moi", avait-il surenchéri lors du débat des primaires de Milwaukee.

Des mesures protectionnistes

Fier de sa fortune personnelle, le milliardaire promet de ramener les emplois américains "de Chine, du Mexique, du Japon, de tant d’endroits". Mais dans le détail, les mesures que prendrait Donald Trump pourraient porter préjudice à l’économie américaine.

Les biens importés aux États-Unis seraient taxés à hauteur de 20%. Le nouveau président irait même plus loin en taxant de 35% les véhicules de la marque américaine Ford assemblés au Mexique. Les États-Unis prendraient donc le risque de voir les mêmes mesures appliquées par d’autres pays à leur encontre.

Un réchauffement avec Moscou

Finalement, c’est sans doute au Kremlin qu’on serait le plus heureux de l’élection de Donald Trump. "Je suis prêt à parier que j'aurais d'excellentes relations avec Poutine", disait-il déjà en 2013. Un pari réaliste si, comme il le propose, les États-Unis se désengageaient de la lutte contre l’organisation terroriste État islamique en Syrie et laissaient la Russie intervenir. "Laissons-la se débarrasser de Daech" est le mot d’ordre de Donald Trump.

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