Présidentielle américaine: Trump accepte l'investiture républicaine "avec humilité et gratitude"

Le milliardaire Donald Trump a accepté vendredi soir à Cleveland l'investiture du parti républicain pour l'élection présidentielle américaine qui se tiendra le 8 novembre. Il a affirmé accepter "avec humilité et gratitude" cette investiture, une annonce applaudie par la foule de partisans qui a ensuite scandé "USA". "Dans la course à la Maison Blanche, je suis le candidat de la loi et de l'ordre", a martelé le candidat.

Battons Hillary Clinton en novembre

Après avoir été introduit par sa fille Ivanka, Donald Trump est monté à la tribune et s'est lancé dans un long discours orienté sur la sécurité et vindicatif à l'égard de sa rivale démocrate Hillary Clinton.

"Ensemble notre parti retournera à la Maison Blanche, notre pays retrouvera sécurité, prospérité et paix. Nous serons un pays de générosité et de chaleur, mais nous serons aussi un pays où règne l'ordre public", a ajouté le milliardaire républicain, au tout début de son discours devant la convention républicaine réunie à Cleveland.

"Battons Hillary Clinton en novembre", a-t-il lancé avant de longuement critiquer les décisions prises à l'international par l'ancienne Secrétaire d'Etat américaine (2009-2013). "Mort, destruction, terrorisme et faiblesse", a-t-il résumé l'"héritage" de celle-ci.

"Il ne peut pas y avoir de prospérité sans lois ni ordre", a-t-il encore lancé, promettant de restaurer ces vertus dans le pays. "Personne d'autre ne connait mieux le système que moi, c'est pourquoi je suis le seul à pouvoir le réparer", a-t-il poursuivi assurant en outre "être la voix" des hommes et femmes "oubliés du pays".

"Nous allons avoir un système d'immigration qui fonctionne, mais qui fonctionne pour les Américains", a-t-il ensuite garanti. "Nous devons immédiatement suspendre l'immigration en provenance de pays ayant été compromis par le terrorisme, jusqu'à la mise en place de mécanismes de contrôle" et il a répété qu'il construirait un mur à la frontière mexicaine. "Le franchissement illégal des frontières va baisser, croyez-moi. Nos lois vont enfin recevoir le respect qu'elles méritent", a tempêté l'orateur. "Je ne veux pas autoriser des individus à entrer dans notre pays s'ils ne soutiennent pas nos valeurs et n'aiment pas notre peuple."

Il a également assuré "faire tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger les citoyens LGBT", une autre thématique pour lesquels les républicains ont souvent été critiqués pour leur conservatisme.

Obama a rendu l'Amérique plus dangereuse pour tout le monde

Sur le volet économique, Donald Trump a promis de "ramener nos emplois en Amérique et ne pas laisser les entreprises déménager à l'étranger". "Cela n'arrivera plus", a martelé le millionnaire. Sous son mandat, il a affirmé qu'il ne signerait "jamais de mauvais accords commerciaux (...) de plusieurs milliers de pages que personne ne lit ou ne comprend", évoquant même la renégociation de certains.

Il a outre répété qu'il supprimerait et remplacerait l'"Obamacare", le système de sécurité sociale instauré par le président Barack Obama il y a deux ans et demi. Il a par ailleurs accusé celui-ci d'avoir creusé les divisions raciales dans le pays durant son mandat. "Le discours irresponsable de notre président qui a utilisé le pupitre de la présidence pour nous diviser par race et couleur, a rendu l'Amérique plus dangereuse pour tout le monde", a ajouté Donald Trump à l'adresse de Barack Obama.

Tout au long de l'intervention de Donald Trump, marquée par la répétition de son slogan "l'Amérique d'abord", les partisans massés dans le hall omnisports de Cleveland ont vivement acclamé le New-Yorkais en clôture de la convention.

Dans une semaine, ce sera au tour des démocrates de se prêter à l'exercice de l'investiture présidentielle pour confirmer formellement la candidature d'Hillary Clinton dans la course à la Maison Blanche.

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