À quelle heure connaîtra-t-on le nom du nouveau président des États-Unis?

L'horloge mythique de la station de Grand Central, à New York.
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L'horloge mythique de la station de Grand Central, à New York. - © FlickrCC/Francisco Diez

Donald Trump ou Hillary Clinton ? Le monde a les yeux rivés sur les États-Unis où l'élection présidentielle rendra son verdict ce 8 novembre.

Ou plutôt ce 9 novembre. Car, l'attente sera encore longue.

En Belgique, il faudra veiller très tard – ou se lever très tôt – pour connaître le nom du prochain président ou de la prochaine présidente des États-Unis.

Les résultats devraient en effet tomber entre 4 heures et 5 heures du matin, heure belge. Mais un dénouement plus précoce n'est pas à exclure, selon différents scénarios.

Fermeture des premiers bureaux de vote

Il faudra tout d'abord attendre les premières urnes pleines. 

Des bureaux de vote commenceront à fermer leurs portes à minuit, heure belge, dans certaines régions de l'Indiana et du Kentucky. Une heure plus tard, le New Hampshire, la Caroline du Sud, le Vermont, la Virginie, le reste de l'Indiana, la moitié occidentale du Kentucky, et le très important État de Floride se seront prononcés, pour un total de 64 grands électeurs.

Les choses s'accéléreront ensuite : à 2 heures du matin, la liste s'allonge soudainement, totalisant désormais 292 grands électeurs; à 3 heures, 432; à 5 heures, 535; et finalement, à 7 heures du matin, heure belge, l'Alaska dans son entièreté aura voté (538).

Des États à surveiller

Bien entendu, il ne sera pas nécessaire d'attendre les résultats de "la dernière frontière" pour connaître le vainqueur de cette élection présidentielle.

Comme l'explique le New York Times, l'élection se jouera essentiellement dans une série d'États-clefs, parmi lesquels l'Ohio, la Caroline du Nord, la Géorgie, la Floride ou encore l'Iowa.

Clinton peut gagner dès 3 heures si...

Hillary Clinton peut ainsi être victorieuse dès 3 heures du matin, "si elle remporte tous les États qu'elle s'attend à remporter (plus que probablement 23 États, dont les inévitables New York et Californie, ndlr), et remporte les six États disputés qui finiront de voter à cette heure-là, auxquels il faut ajouter l'électeur du second district congressionnel du Maine (État dont la méthode de vote ne donne pas tous ses électeurs au gagnant de l'État, ndlr)", écrit le NYT.

Autrement dit, si l'Arizona, la Floride, la Géorgie, le New Hampshire, la Caroline du Nord et l'Ohio se parent de bleu à 3 heures du matin (heure belge), tout comme ce grand électeur spécifique du petit État du Maine, alors Hillary Clinton sera, au même moment, élue première femme présidente des États-Unis.

Trump peut gagner à 4 heures si...

Quant à Donald Trump, il devrait attendre une heure de plus, et une situation idéale, pour être désigné au plus tôt nouveau locataire de la Maison Blanche.

Il devrait avoir remporté, à 4 heures du matin, 9 États largement disputés : la Floride, la Pennsylvanie, l'Ohio, la Virginie, le Wisconsin, le Colorado, l'Iowa, le Nevada et le New Hampshire.

Une telle performance lui permettrait de s'assurer le score minimum exact lui permettant de remporter l'élection, à savoir 270 grands électeurs sur 538. Mais cela, en partant du principe qu'il remporterait l'Alaska, qui, rappelons-le, ne rend son verdict qu'à 7 heures du matin, heure belge.

Un pronostic ?

S'il on regarde à l'élection présidentielle précédente, en 2012, l'agence de presse américaine Associated Press a annoncé la réélection de Barack Obama le 9 novembre à 5h38, heure belge. Le résultat, face au républicain Mitt Romney, était pourtant relativement tranché : 332 à 206. Un premier indice ?

Le quotidien britannique The Telegraph s'essaye à un compte à rebours – "approximatif", reconnait-il – qui devrait atteindre zéro à 5 heures du matin.

Il s'agira d'être patient et, quelle que soit l'heure, la RTBF se mobilise à travers la Nuit américaine en télévision, en radio et, bien entendu, sur le web, notamment à travers un direct commenté.

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