Des écoliers privés de bus pour les activités scolaires car ceux-ci n'ont pas de ceinture de sécurité

Il y a deux semaines, après avoir déposé une classe d'enfant à la piscine, un bus TEC est entré en collision avec une voiture. Suite à cet accident, des parents de l'école concernée à Ham-sur-Heure-Nalinnes ont demandé plus de sécurité et d'autres bus pour leurs enfants.

"Depuis 25 ans, les bus TEC qui transportent les enfants font polémique au sein des parents des écoles de la commune. Fatalement, après cet énième accident, les parents réfractaires du bus TEC sont revenus à la charge donc nous avons réuni le collège et nous avons décidés de suspendre momentanément le service de bus TEC", explique le bourgmestre de Ham-sur-Heure-Nalinnes, Yves Binon (MR). 

Lors des déplacements scolaires, c'est dans des bus TEC classique que les enfants sont transportés. Dans ces bus, il n'y a pas de ceinture de sécurité et les personnes debout se tiennent à des poignées.

Pour le TEC, il n'y a pas d'obligation de port de la ceinture car "le TEC n'est pas soumis au port de la ceinture de sécurité au niveau des clients. Nous avons des places assises et debout également. Nous nous arrêtons régulièrement, environ tous les 500 mètres et nous n'allons pas très très vite donc nous ne sommes pas assimilés à un service d'autocariste qui est soumis au port de la ceinture de sécurité", précise Véronique Benoit, porte-parole du TEC Charleroi.

Un courrier envoyé aux parents et plusieurs solutions envisagées

Les parents inquiets veulent des autocars avec ceinture de sécurité pour l'ensemble des déplacements de leurs enfants. Les parents moins inquiets comme Nathalie Bouillez, maman de deux enfants à Nalinnes, ne veulent pas exagérer la situation, "si on me dit que les bus TEC vont s'équiper de ceinture de sécurité bien évidemment je serai heureuse, mais je ne vois pas pourquoi il faudrait mettre nos enfants dans une bulle et de devoir sécuriser pour tout et à tout instant. Il faut parfois prendre des risques et faire avec. Je ne vois pas pourquoi cela changerait maintenant".

De plus, les bus TEC sont utilisés pour les déplacements au sein de la commune, pour des petites distances et "on donne des consignes précises aux enfants. Généralement on reste dans notre entité donc on ne va pas à des dizaines de kilomètres de notre école", complète Cynthia Pluquet, professeure au GPH de Gosselies. 

Suite à la polémique, les parents doivent donner une autorisation à la commune pour que leurs enfants puissent monter à bord d'un bus TEC. D'autres solutions sont envisagées : utiliser les cars pour enfants handicapés libres pendant la journée ou demander un service de car privé par exemple.

Une autre solution serait d'investir dans un car communal, mais "le problème du bus communal, c'est qu'on doit acheter un autocar qui coûte horriblement cher. De plus, le bus communal ne peut pas faire ce qu'il veut car il entre en concurrence avec les cars, etc... Ce n’est pas si simple que ça", détaille Yves Binon (MR), le bourgmestre.

Les parents doivent rendre une réponse ce lundi. La commune prendra une décision dans les prochains jours.

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