Violences à Cologne: presque tous les suspects sont d'origine étrangère

La quasi-totalité des suspects des violences, notamment sexuelles, qui ont émaillé la nuit du Nouvel An à Cologne étaient des personnes d'origine étrangère, notamment des demandeurs d'asile arrivés ces derniers mois en Allemagne, a déclaré lundi le ministre régional de l'Intérieur.

"Tant les déclarations des témoins que les rapports de la police (locale), et que les descriptions de la police fédérale indiquent que les personnes qui ont commis ces crimes étaient presque exclusivement d'origine immigrée", a déclaré Ralf Jäger, ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

"Originaires d'Afrique du Nord et du monde arabe"

"Par ailleurs, il ressort de beaucoup d'éléments qu'il s'agissait de personnes originaires d'Afrique du Nord et du monde arabe (...) En l'état actuel des investigations, il y a aussi parmi les suspects des réfugiés venus chez nous l'année dernière", a-t-il dit présentant un premier rapport d'ensemble sur ces évènements qui ont entraîné plus de 500 dépôts de plaintes.

Au total, près d'un millier d'hommes se sont rassemblés la nuit de la Saint-Sylvestre devant la gare de Cologne, dont "de nombreux réfugiés", selon M. Jäger. Des heurts y ont éclaté, des agressions notamment sexuelles ont été commises avant que la place ne soit évacuée. Mais la foule a pu s'y rassembler de nouveau et de nouvelles violences ont été perpétrées, selon lui.

Ralf Jäger a reconnu dès lors que l'action de la police "avait été inacceptable" et a admis que les autorités n'avaient pas disposé "d'image d'ensemble" des événements avant le matin du 1er janvier. Le chef de la police de Cologne a été suspendu en conséquence de ses fonctions la semaine dernière.

Lors de la présentation de son rapport lundi devant des élus locaux, Ralf Jäger a mis en garde contre la stigmatisation des étrangers qui apporterait de l'eau au moulin de l'extrême droite.

 

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